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500 bénévoles pour 300 vaches

Vallée d'Illiez La Région Dents du Midi se charge de l'organisation de la Finale Nationale de la race d'Hérens, prévue à Sion les 4 et 5 mai. Les Bas-Valaisans se mobilisent pour véhiculer une belle image de leur région.

Même pendant les combats, les éleveurs ne sont jamais loin de leurs reinesFNRH

Valérie Passello

«Nous sommes passés dans chaque village, à Troistorrents, Champéry et Val-d'Illiez, pour recruter du monde. Au total, 500 bénévoles ont accepté de s'engager pour l'événement», raconte Laurent Meier, président du comité d'organisation de la Finale Nationale de la race d'Hérens 2019. Si les combats de reines sont plutôt une spécialité du Valais central, le Bas-Valais – la Région Dents du Midi en particulier- compte bien montrer qu'il est capable de prendre le taureau par les cornes en matière d'organisation.

Président de Val-d'Illiez, Ismaël Perrin déclare: «Nous avons été approchés quelques mois après la création de notre destination touristique. C'est le premier grand événement rassembleur que nous avons l'opportunité de porter sur un site extérieur à la vallée. Dans ce cadre, nous pourrons défendre notre terroir et notre activité agritouristique.» Les bénéfices issus du carnet de fête iront, par ailleurs, à différentes mesures comprises dans le Projet de Développement Régional de la Vallée d'Illiez, comme le magasin de produits du terroir «La Cavagne», la construction, en cours, d'une cave d'affinage, ou encore d'un espace visiteurs.

Une race naturellement combative

Le comité d'organisation et ses bénévoles s'activent déjà au montage des infrastructures à Sion, afin que tout soit prêt le jour J. 15'000 spectateurs sont attendus, ainsi que différents médias, dont des équipes de télévision, puisque la Finale Nationale est retransmise en direct sur la RTS. L'accueil des reines de la fête, soit quelque 300 vaches de la race d'Hérens qualifiées dans différentes catégories, est aussi réglé comme du papier à musique. Mais est-il arrivé aux organisateurs d'avoir affaire aux antispécistes? Responsable du bétail et de l'organisation des combats, Emanuel Rey-Mermet répond: «Nous touchons du bois, car nous n'avons jamais été interpellés en ce sens. Il faut préciser que les combats sont volontaires. Si une vache refuse l'affrontement, on ne la force pas. Les éleveurs sont très respectueux de leurs bêtes. Mais l'envie de combattre est naturelle. À tel point que c'est souvent le propriétaire de la vache qui va l'éloigner d'une adversaire, estimant qu'elle a assez donné.» Une tradition bien valaisanne, à découvrir les 4 et 5 mai à Sion.

Date:25.04.2019
Parution: 946

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