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Belmont se lance dans le gaz vert

Energie Les élus ouvrent la voie à une usine de biométhanisation à l'est de la compostière, en ratifiant le nouveau plan d'affectation du site de La Coulette.

Belmont se lance  dans le gaz vert

Gabriel Rego Capela

L'unanimité a régné en maître au Conseil communal du 2 mai. A l'exception d'une seule abstention, tous les élus ont accepté le plan d'affectation du site de compostage de La Coulette, venant modifier le précédent plan de 1993. C'est qu'un nouveau projet a vu le jour: les propriétaires du site souhaitent étendre leurs activités, en investissant dans une usine de biométhanisation, à l'est de la compostière. Le procédé consiste à traiter les déchets organiques locaux par voie de fermentation, dans le but de produire un gaz renouvelable, le biométhane, que l'on peut injecter sans problèmes dans le réseau de gaz le plus proche. Une idée qui a tout de suite séduit. Il est vrai que les avantages ne sont pas négligeables. Le rapport de la commission technique en a souligné plusieurs: la plus-value écologique évidente, mais aussi l'impact, dans l'ensemble, quasi-nul, l'usine n'entraînant aucune pollution atmosphérique notable, aucune odeur désagréable, aucun déchet ou produit dangereux pour l'environnement.

Lenteur critiquée

Si personne n'a contesté le principe de l'usine, certains ont, en revanche, critiqué la lenteur de sa mise en place: «Il a fallu 12 ans d'aller-retour administratifs, depuis la proposition des propriétaires, avant d'en arriver là. Est-ce qu'une telle durée d'attente est normale?», interroge Jean-Pierre Bolay (Cancoires Indépendants).

«Ainsi va le fonctionnement de nos institutions», répond le syndic, Gustave Muheim, désabusé. «Certes, ce n'est pas normal, c'est même inadmissible. Mais que peut-on faire ?», ajoute-t-il. Le projet est passé plusieurs fois par le Service du Développement Territorial, avant d'en arriver à sa forme actuelle. Il y passera d'ailleurs une dernière fois, après l'accord du Conseil, pour obtenir la mise en vigueur définitive du plan d'affectation. «Déjà là, ça me fait peur», réagit Jean-Pierre Bolay, craignant des ralentissements supplémentaires. Nous verrons, dans les prochaines semaines, si ses craintes sont légitimes.

Date:09.05.2019
Parution: 948

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