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A quand un paysage sans usines?

Vouvry/ Collombey-Muraz La question du démontage de Chavalon et Tamoil, à l'arrêt depuis respectivement vingt ans et plus de trois ans, demeure.

Dans la ligne de mire de la raffinerie de Collombey se dessine l'usine de Chavalon sur les hauts de Vouvry.DR

Texte et photo: Valérie Passello

Sur les hauts de Vouvry, l'usine de Chavalon toise encore la plaine, même si son activité a cessé en 1999. Le projet de la réhabiliter en centrale à gaz est tombé à l'eau. L'usine est désormais entre les mains du groupe Orllati, qui a œuvré au désamiantage et au démontage de certains éléments depuis une dizaine d'années. Si l'avenir industriel de Chavalon est définitivement enterré, pas de commentaire sur un éventuel délai pour le démantèlement de l'usine. «Nous étudions plusieurs pistes, mais aucun projet concret n'est établi à ce jour», se contente de communiquer l'entreprise.

Président de Vouvry, Reynold Rinaldi précise: «Orllati a le permis de démanteler, cela devrait se faire progressivement. Un groupe de travail réunissant le propriétaire, la commune et le canton va être constitué pour déterminer ce qui peut être réalisé sur le site. Ce qui est sûr, c'est que nous ne voulons pas qu'un nouveau quartier de Vouvry y voie le jour. Avec la LAT, il faudrait dézoner près de huit hectares ailleurs dans la commune, afin de pouvoir construire là-haut.» Pour l'élu, l'idéal serait que le lieu accueille le siège d'une grande institution.

Tamoil attend l'été

L'an dernier, Tamoil et les autorités de Collombey-Muraz annonçaient de concert que le géant pétrolier avait signé une garantie de 10 mios, sous forme de cédule sur un bien immobilier, qui serait activée si ce dernier ne respectait pas son engagement de démonter ses installations le moment venu (voir Le Régional 914). Le président de la commune Yannick Buttet indique: «Tamoil attend des nouvelles d'ici à cet été, pour une éventuelle vente des unités, qui seraient remontées à l'étranger. Si cela n'aboutit pas, le démantèlement aura lieu à partir de 2020.» Tamoil tablerait sur trois ans de démontage, mais «une période de cinq ans semble plus réaliste», selon Yannick Buttet.

Présidente des Verts du Chablais valaisan, Carole Morisod est aussi conseillère générale à Collombey-Muraz. «Nous sommes intervenus à plusieurs reprises au législatif, afin que la commune fixe un délai pour le démantèlement, raconte-t-elle. Il est extrêmement important que ça se fasse le plus rapidement possible.» Aussi attentive au sort réservé à Chavalon, elle ajoute: «Cette usine est une atteinte au paysage, mais nous avons été satisfaits d'apprendre qu'elle ne redémarrerait pas. Maintenant, nous attendons de voir quel sera le projet d'Orllati avant de nous positionner.»

Date:16.05.2019
Parution: 949

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