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La sélection des programmateurs

Montreux Jazz La partie gratuite du festival, ce sont 336 artistes – souvent moins connus mais promis à de belles carrières – sur six scènes. Pour les lecteurs du Régional, trois programmateurs révèlent leurs coups de cœur.

En 2019, une scène émergera du Léman: Charlie Winston en fera la clôture. E.ITIM

Amit Juillard

En 2018, 64% des festivaliers du Montreux Jazz n'ont pas acheté de billet. Parmi les 250'000 spectateurs de la quinzaine, ils étaient 160'000 sans sésame. Et même pas besoin de resquiller. En 2019 aussi, du 28 juin au 13 juillet, 336 artistes inonderont gratuitement les rives du Léman de leurs sonorités. Sur six scènes, concerts, DJ sets, workshops ou jam sessions. Cet été, deux nouveautés. L'arrivée sur le lac de la «Terrasse Ibis Music» et ses 500 places, avec notamment un concert de Charlie Winston en clôture. Et la réunion de deux scènes en une, dans le Centre de Congrès, sur trois étages: le «Lisztomania» – temple des nouvelles tendances – et le «Strobe Klub» – cathédrale de l'électro – incarnent désormais le «Liszto Club» – Ville Sainte de l'avant-garde. Rémi Bruggmann et Fanny Dupenloup, ses deux programmateurs, offrent leurs coups de cœur au Régional. Claudia Regolatti Muller, à la tête de «Music in the Park», dans le parc Vernex, dévoile les siens.

Programme complet sur: montreuxjazzfestival.com

Date:13.06.2019
Parution: 953

«C'est festif, tous styles, y en aura pour tout le monde»

Claudia Regolatti Muller « Music in the Park » (capacité : 3'000)

Ses coups de coeur:

Kallidad (aus), 1er juillet: «Deux guitaristes et un batteur qui font du <Trash Flamenco>, un mélange de mariachi et de rock. Ils se griment le visage en calavera (réd: tête de mort), un déguisement du Jour des Morts au Mexique. C'est très sympa. C'est un show!»

Coreleoni (CH), 7 juillet: «Du hard rock. C'est l'autre groupe de Leo Leoni, de Gotthard (réd: groupe de rock suisse). Un des chanteurs est un ancien de Rainbow (réd: groupe de heavy metal britannique des années 1970-1980). Ils sont tessinois, comme moi. Et c'est de la musique qu'on n'a pas trop l'habitude d'entendre sur cette scène. Du rock comme j'aime.»

Manu Lanvin & The Devil Blues (FR), 12 juillet: «Du blues. Il a une histoire avec le festival. Il avait rencontré Quincy Jones lors d'une jam session ici en 2012. Les rencontres qu'il a faites à Montreux l'ont aidé pour sa carrière. Aujourd'hui, il tourne dans le monde entier. Le faire revenir, c'est aussi une question d'amitié.»

«L'électro prend des teintes hip-hop, tropicales ou orientales»

Fanny Dupenloup «Liszto Club», DJ sets (capacité: 1'200)

Ses coups de coeur:

Manu le Malin alias The Driver (FR), 1er juillet: «The Driver, c'est son alias techno. Sinon, il mixe du hardcore. A presque 50 ans, on le voit comme une légende. Il joue de moins en moins. Il présentera aussi son film autobiographique lors du festival.»

Sama' (Palestine), 1er juillet: «Une jeune DJette de Palestine. Elle véhicule un message politique, elle s'exporte, cumule des dates dans le monde entier. Elle s'est fait connaître grâce à une vidéo qui montre des Palestiniens qui font la fête. Elle est admirable. C'est déjà pas facile d'être une femme dans le monde de la techno...»

HAAi (AUS), 10 juillet: «Après sa rencontre avec The Black Madonna (réd: papesse américaine de la techno, invitée de la partie gratuite du festival en 2018) sa carrière a décollé. Elle fait les plus grandes salles depuis. C'est de la house-techno pure. Je suis contente de la faire découvrir au public suisse.»

«Nous essayons toujours d'anticiper les dernières tendances»

Rémi Bruggmann «Liszto Club», concerts (capacité: 1'200)

Ses coups de coeur :

Jordan Rakei (N.-Z./AUS), 3 juillet: «La génération du nu-jazz (réd: new urban jazz). Il cède aux influences du passé en se réappropriant le présent. Dans sa musique, il y a de la pop, de la soul, du jazz. Des sonorités entraînantes. Quand je l'ai vu en 2018 à Brighton, il m'a gagné. Il arrive à gagner son public.»

Lolo Zouaï (FR/E.-U.), 8 juillet: «Une Française qui marche très fort aux Etats-Unis! Son hip-hop est influencé par la chanson. C'est une sorte d'Angèle. Non, elle est plus sombre. Mais elle a un côté frais, des sonorités étudiées. C'est ce qu'écoutent les jeunes!»

J.I.D (E.-U.), 9 juillet: «Il est pressenti par beaucoup comme l'un des prochains grands noms du hip-hop US. Son flow est ultrarapide, très technique. Un bon équilibre entre old- et new-school. Et il délivre des concerts assez solides, ce qui n'est pas forcément le cas de tous les rappeurs actuels.»

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