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Tarifs, rabais, critères de location : dans la jungle des salles communales

Organiser une fête, un mariage, une conférence, un anniversaire, une manifestation ou un repas de société requiert de trouver des locaux adéquats. De nombreuses communes proposent des salles en location à des conditions diverses, offrant des rabais ou même la gratuité aux sociétés locales, ainsi que des tarifs préférentiels ou une priorité de réservation à leurs habitants. Mais de Vevey à Collombey, en passant par Lutry, Bourg-en-Lavaux, Oron, Montreux, Aigle ou Monthey, chacune a sa propre manière de procéder et il peut être difficile de s'y retrouver. Eclairage et coups de cœur.
Date:15.11.2018
Parution: 925

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Opinion

Fliquez et dénoncez...

De la triche, oui ça existe. Oui, je connais quelques personnes pensionnées de l'AI mais je ne connais pas, parmi elles, de personnes handicapées. Il en va des maux comme des petits bonheurs, ils ne sont pas toujours visibles. Faut-il pour autant mettre en place une loi permettant à des détectives privés de fliquer d'éventuels malades imaginaires? Voilà une swissidée saugrenue mais sans surprise. On se souvient de l'affaire des fiches. Une police politique et secrète fichait les citoyens à grande échelle. Lorsque le scandale a éclaté, les fichés ont pu consulter leur rapport largement caviardé... Pour ne pas tomber dans le même piège, aujourd'hui on invente une loi (une de plus)! On autorise un Colombo, armé de micros, écoute à distance, émetteurs GPS, téléobjectifs et tutti quanti. Combien de détectives? A quel salaire par mois? Et surtout pourquoi?

Oui, la question est là, pourquoi payer des hommes de main pour ce sale boulot alors que, c'est connu, dans chaque Suisse il y a un flic qui sommeille. Alors que, à l'étranger, notre réputation dit que nous sommes tous des délateurs. Pardon pour ce vilain mot. On doit dire lanceur d'alertes, c'est plus chic et moins choc! Pourquoi financer le travail d'hommes délégués par les assurances alors que tous les fauteurs de troubles et fouineurs font le boulot gratuitement?

Idem en politique. Un voyage avec un milliardaire, un don au parti, une amitié avec des gens qui déboursent, c'est peu ragoûtant. Surtout si l'on n'est pas invité. Vite, lançons une alerte! Et chacun se précipite pour en rajouter. C'est génétique, il faut dénoncer pour être quelqu'un et faire «avouer» aux coupables de pseudo-privilèges ou plutôt aux victimes de bienfaits, qu'ils sont une honte. Ils doivent s'excuser auprès du bon peuple délateur d'avoir eu plus qu'eux... Et là, tous les Suisses sont contents! Sauf ceux qui en vomissent.

Nina Brissot