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Vulnérabilité n'est pas fatalité

L'association et la fondation du Groupe d'accueil et d'action psychiatrique (Graap) fêtent leurs trente ans d'existence en 2017 et célèbrent cet anniversaire avec un spectacle et une série de rendez-vous tout au long de l'année. Retour sur l'évolution de la considération des maladies psychiques avec son directeur, Jean-Pierre Zbinden.
Date:16.02.2017
Parution: 840

Au sommaire cette semaine

Opinion

Génocide

Le Pape et Donald Trump ont deux points communs. Ils sont des hommes sans utérus. Ils ont la même position officielle contre l'avortement. A la différence toutefois que si le premier «prie pour les enfants menacés d'IGV», ce qui ne fait de mal à personne, le second signe des décrets. Dont un qui interdit le financement d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement. Il s'est pour cela entouré d'une poignée de pingouins encravatés, tous décidés à abolir la légalisation de l'avortement qui date de 1973 aux USA. Décider entre mecs de la liberté des femmes, en voilà une nouvelle grandeur pour l'Amérique. La prochaine étape sera-t-elle l'autorisation de la lapidation? Le Pape pourra alors prier pour toutes les femmes menacées de cailloux...

Il devrait y avoir moyen pour les femmes de remédier à ces intrusions dans leur vie. Tout d'abord, le «no sex». Pour le Pape, la sanction serait à la mesure de la faute. Bénine. Pour le président Américain, on voit d'ici l'atteinte à sa toute puissance. Colère! Mais il aura des moyens de pression, oublions. Non, peut-être que les femmes du monde entier devraient déposer une plainte contre tous les gars, y compris Mister President, qui se croient autorisés à gérer leur vagin. Une plainte pour génocide. A toutes les branlettes, à tous les coups perdus, à tous les jeux de jets, ce sont des millions de spermatozoïdes qui, lamentablement, échouent dans des draps, une capote ou ailleurs. Autant d'enfants qui ne verront jamais le jour et vont finir par rendre fou le Pape incapable de gérer autant de prières. Après tout, si les femmes n'ont plus le choix de laisser pousser les spermatozoïdes en elles, pourquoi les hommes auraient-ils le droit de les planter?

Nina Brissot