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Naufragée du premier tour, la droite veveysanne est incapable de s'entendre et le syndic jette l'épo

Alliances Grande perdante du premier tour, la droite tente de s’unir pour sauver les meubles au second tour. Mais ni les libéraux, ni le PDC ne veulent faire liste commune avec les radicaux, lesquels, payant leur politique de division, en sont réduits à faire cam

Naufragée du premier tour, la droite veveysanne est incapable de s'entendre et le syndic jette l'épo



A la Municipalité de Vevey, objet de toutes les convoitises, puisque pas moins de 16 candidats se disputaient 5 sièges, personne n'est élu au premier tour. Arrivé en neuvième position, avec seulement 569 voix, le très controversé syndic Dominique Rigot paie la politique de division qu'il a menée, tant au sein de son propre parti que sur l'ensemble de l'échiquier politique. Dans l'espoir de faciliter le jeu des alliances au second tour, le radical jette l'éponge pas. Devenu un boulet pour la droite, personne ne veut en effet figurer avec lui, sur une liste d'entente.

Radicaux et UDC: même combat!
En vain, puisque malgré son retrait, l'alliance bourgeoise continue d'avoir plomb dans l'aile, conséquence des nombreuses ruptures et trahisons survenues entre les radicaux et les deux municipaux libéraux, notamment dans l'affaire du mobbing ou lors du retrait du préavis du Château de l'Aile. Au point que les deux municipaux libéraux sortants, Madeleine Burnier et Pierre Ducraux, respectivement classés 5ème et 7ème du premier tour, se présenteront ensemble au second tour, le candidat radical Patrick Kohli ayant décliné leur offre de faire liste à trois. Un refus motivé par l'utopie radicale de figurer sur une seule grande liste de droite, qui les réunirait avec les deux libéraux, l'UDC Fabienne Despot et le PDC Vladimir D'Angelo.
Las! Après le refus des libéraux, c'est au tour de Vladimir D'Angelo, classé 14ème du premier tour, de décliner l'offre: «Nous ne cautionnons pas le comportement des partis alliés, prêts à bien des manœuvres et proches d'une polarisation tout azimut».
En dernier recours, c'est donc avec l'UDC Fabienne Despot que les trois candidats radicaux, Patrick Kohli, Rogero Marinelli et Doris Jaggi, feront liste commune.

La revanche de Christen
Grand gagnant de ce premier tour, le parti socialiste place ses quatre candidats aux quatre premiers rangs. Soucieux d'éviter une dilution des voix au second tour afin de décrocher la majorité à l'exécutif, ce qui serait historique à Vevey, le parti à la rose n'en présentera que trois: Laurent Ballif, Pierre-Alain Dupont et Marcel Martin. Une liste qui pourrait bien bénéficier du report des autres voix de gauche. Annonçant le retrait de son candidat Jean-Jacques Tschumi, le POP appelle en effet ses électeurs à voter pour le PS, tandis que le candidat «Alternatives» Jean-Pierre Boillat, arrivé au 8ème rang, avec 699 voix, ne continue pas non plus.
Autre grand vainqueur de ce premier tour, le fils de l'ancien syndic, Jérôme Christen, se classe au 6ème rang, devant le municipal sortant Pierre Ducraux, Jean-Pierre Boillat et Dominique Rigot. Faisant il y a peu encore partie des radicaux veveysans, Jérôme Christen en avait été éjecté par Dominique Rigot, car considéré comme trop centriste. Aujourd'hui, il peut savourer une belle revanche, puisque la formation politique qu'il a créée avec d'autres anciens radicaux, «Vevey Libre», gagne 6 sièges au Conseil communal, devenant avec 13 sièges la troisième force du législatif, après le PS (30) et les radicaux (14).

Les Verts en force
Les Verts entrent aussi en force au Conseil communal veveysan, en décrochant 7 sièges, et la répartition des pouvoirs s'en trouve modifiée, puisque la droite passe de 46 à 42 sièges et les élus roses verts de 42 à 45. A Montreux, seul le Vert Jacques Delaporte est élu au premier tour, réalisant un meilleur score que le syndic sortant, le socialiste Pierre Salvi, qui se classe deuxième. Les candidats de la gauche sont les mieux classés, à l'exception du radical Laurent Wehrli. A noter la progression de «Montreux Libre», qui gagne deux sièges au Conseil communal, passant à 7.
A la Municipalité de La Tour-de-Peilz, les socialistes perdent leur deuxième siège, puisque les quatre candidats de l'entente libérale et radicale font un carton plein. Seul candidat du second tour, le socilaiste sortant Roland Piguet est élu tacitement, tandis qu'à Blonay, la Municipalité est réélue en bloc.

Les radicaux Tyalos prennent l'eau
A St-Légier, tous les candidats sont en ballottage, libéraux en tête. Mais c'est ici que le naufrage du parti radical est le plus flagrant, puisque il compte seulement dix élus, sur une liste de 24, et que ses deux candidats à la Municipalité se classent dans les derniers rangs. Forte régression puisque le parti bourgeois jouait jusqu'à ces élections les premiers rôles à Saint-Légier, avec deux municipaux, dont le syndic Ernest Cardis, et 15 conseillers communaux (sur 65) au Conseil communal.

Résultats complets commune par commune sur www.votations.vd.ch/

Serge Noyer

Date:18.03.2006
Parution: 315

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