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Le métro automatique lausannois doit s'ouvrir au public dans un an

Transports Le M2 entame une longue série de tests. Les premiers mètres ont été franchis jeudi passé sur un réseau entièrement électrifié à 750 volts.

Le métro automatique lausannois doit s'ouvrir au public dans un an



Le M2 roule. Il a transporté jeudi passé ses premiers passagers, soit la petite foule de journalistes et de responsables du projet venus expliquer l'importance du moment. Pour le métro des Lausannois, un compte à rebours d'une année va commencer jusqu'à son inauguration. Jeudi dernier, entre 10 h et midi, une rame a fait de timides allers-retours entre la station Bessières et le début du tunnel sous la cathédrale. Sans surprise, le nouveau pont Saint-Martin, construit sous le tablier du pont Bessières, a tenu bon.
Vers midi moins le quart, la rame a salué d'un coup de sifflet le public massé pour l'applaudir. Puis, c'est l'embarquement avec les différents patrons du projet qui expliquent de quoi vont être faits les douze prochains mois. Soit jusqu'à la mise en service du métro, pour la rentrée scolaire 2008 au plus tard.

Batterie de tests
Le M2 doit subir une batterie de tests, a expliqué le porte-parole de l'Office fédéral des transports (OFT) Davide Demicheli. «Le grand souci, c'est la sécurité», insiste-t-il. Au sein de l'office, c'est une équipe de plusieurs spécialistes qui suivent l'avancement du projet.
En tant qu'autorité, l'OFT doit approuver le système de transports, mis au point par le constructeur français Alstom. Avec cette particularité: le métro lausannois fonctionnera sans conducteur. Davide Demicheli estime que l'OFT pourra «donner le feu vert dans le courant de l'été 2008». Les Lausannois devront s'habituer à voir passer des rames vides.
Marc Badoux, chef du projet M2, dit son «soulagement», sa «fierté». «Fierté d'être à l'heure pour une date fixée il y a trois ans», se régale-t-il. Car maintenant que le courant de 750 volts circule dans le tronçon de la station de la place de l'Ours à Ouchy, c'est l'ensemble du réseau de 6 km qui est électrifié.
Les 15 rames subiront une liste d'essais longue et complexe. Par exemple, «vérifier que dans les pentes de 12% on ne patine pas, même si on est plein et que c'est mouillé», poursuit Marc Badoux. Des pannes seront provoquées, les systèmes d'évacuation des fumées seront actionnés, une rame en remorquera une autre, etc. Un représentant du constructeur français, lui, se félicite déjà: «Les tests vont prouver qu'on peut rouler à 60 km/h dans une pente à 12%.»

In extremis
Un métro à 12% de pente, c'est une première pour Alstom, explique-t-il. Livrer l'ensemble du système, rames et rails compris, c'est même une «première européenne».
On rappellera aussi que c'est le premier métro urbain de Suisse (il y en a un à Saas Fee), et que c'est aussi le premier métro automatique de Suisse.
Olivier Français, directeur des Travaux (finis ou pas) de la ville de Lausanne, se félicitait aussi d'avoir convaincu - in extremis - l'OFT d'accorder une dérogation permettant l'embarquement des représentants de la presse. Il n'a toutefois pas précisé si c'était pour lui la première fois qu'il réussissait à faire plier un office fédéral...

Jérôme Cachin
La Liberté?

Date:31.08.2007
Parution: 385

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