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la Riviera réglemente la vidéosurveillance

Sécurité Le Conseil intercommunal de Sécurité Riviera vient d’adopter un règlement intercommunal sur la vidéosurveillance de dissuasion, qui permettra de fixer un cadre légal pour les futures installations et de donner une base juridique à celles déjà existantes.

la Riviera réglemente la vidéosurveillance

A Blonay, une douzaine de caméras veillent depuis dix ans déjà sur la gare, les passages sous-voie ou encore le groupe scolaire. A Saint-Légier, la déchetterie est elle aussi sous vidéosurveillance depuis plusieurs années, tout comme l’escalator menant de la Grand-rue à la place de la gare à Montreux. Or, suite à l’entrée en vigueur en 2008 de la loi vaudoise sur la protection des données, les communes ayant recours à de tels dispositifs ont jusqu’au 1er novembre 2011 pour se doter d’un règlement en la matière. Ce sera bientôt chose faite pour les dix communes de l’Association Sécurité Riviera, le Conseil intercommunal ayant adopté à l’unanimité le Règlement intercommunal sur la vidéosurveillance lors de sa séance de jeudi 25 novembre.

Cadre strict
Dès l’entrée en vigueur du Règlement, chaque installation de vidéosurveillance devra obtenir l’autorisation préalable du Préposé cantonal à la protection des données. Le Comité de direction de Sécurité Riviera sera chargé de désigner les personnes autorisées à gérer la vidéosurveillance et à visionner les images en cas d’infraction uniquement. Celles-ci ne pourront être conservées au-delà de 96 heures. En outre, les nouvelles installations devront être munies d’un système de floutage, et les zones sous vidéosurveillance signalées au public par des panneaux.

Pas de prolifération 
Ce réglement incitera-t-il d’autres communes de la Riviera à mettre en place des telles installations? Le sujet a fait débat au Conseil communal de Vevey en février dernier à l’occasion du dépôt d’une motion libérale-radicale dans ce sens, à laquelle la commission ad hoc répondra prochainement. Mais pour Lionel Girardin, municipal en charge de la sécurité, «rien ne justifie actuellement la pose de caméras fixes. Tout au plus pourrait-on y recourir de manière ponctuelle si nécessaire.» A la Tour-de-Peilz, les autorités considèrent pour leur part qu’il n’y a pas de raison de traiter cette question. A Corsier par contre, le syndic Franz Brun n’exclut pas l’installation de dispositifs de vidéosurveillance au Parc Chaplin, ainsi que dans le périmètre du centre scolaire, «deux lieux souvent touchés par les actes de vandalisme durant le week-end.»

Textes et photo: Priska Hess

Date:30.11.2010
Parution: 542

Efficacité controversée

En Suisse romande, de plus en plus de communes recourent à la vidéosurveillance. Pourtant, selon Solange Ghernaouti-Hélie, professeur en HEC à l’Université de Lausanne et experte internationale en sécurité informatique, «l’efficacité de ces systèmes n’a jamais été démontrée. En revanche, différentes études confirment notamment que la vidéosurveillance n’empêche pas les crimes graves, ni ne renforce le sentiment de sécurité dans la mesure où il n’y a pas d’intervention directe pour empêcher une agression.» Pour l’experte, il importe dans tous les cas d’examiner «s’il y a un réel intérêt public à mettre un lieu sous vidéosurveillance, et surtout s’il n’existe pas d’autres moyens plus efficaces pour atteindre les buts visés.»

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