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L'Auberge communale sauvée «in extremis»

Palézieux Le Conseil communal alloue 650’000 francs à la réfection du bâtiment à la limite de la fermeture par le Service de l’hygiène. Les travaux, qui débuteront en novembre, englobent notamment un désamiantage, la pose de panneaux solaires et une rénovation complète des cuisines.

L'Auberge communale sauvée «in extremis»

Davantage qu’un ravalement de façade, c’est un lifting complet que l’Auberge communale de Palézieux-Village va vivre d’ici peu. Cuisine non conforme, WC handicapés inexistants, désamiantage, locaux et façades à rafraîchir; la populaire enseigne n’est plus adaptée aux normes modernes. Le 15 septembre, le Conseil communal a voté à l’unanimité un crédit de 684’000 francs pour la mettre en conformité. Une réfection coûteuse, mais loin des 4 millions, puis des 2 millions de francs initialement prévus. «Le projet est sur le tapis depuis plus de 10 ans, et aujourd’hui, nous sommes revenus à quelque chose de plus modeste qui respecte les conditions du service de l’hygiène», explique Jean-Daniel Dind, municipal en charge du dossier. Les travaux n’auront pas d’incidence sur les activités de l’Auberge, qui pourra continuer d’accueillir les clients.

«Le dernier moment»
Si la commune a réussi à diminuer l’investissement, c’est en adoptant une solution alternative et en s’adressant à une seule entreprise générale de la région, Emonet, «afin de s’assurer d’obtenir des prix plus avantageux tout en respectant le critère qualité-prix», souligne la Municipalité dans son préavis.
Insuffisantes, les liquidités de la caisse communale ne peuvent pas financer le projet, d’où la nécessité d’emprunter. Un moindre mal, sachant que l’enseigne était menacée de fermeture pour cause d’insalubrité: «C’était le dernier moment pour faire ces travaux, sinon l’Auberge aurait été fermée à la fin de l’année par le Service de l’hygiène, signale Jean-Daniel Dind. Exceptionnellement, nous avons eu une autorisation de poursuivre l’exploitation, mais uniquement si des travaux étaient effectués rapidement».

«Un gouffre à énergie»
Les travaux, qui débuteront dès novembre 2011, visent aussi à améliorer la qualité thermique du bâtiment «qui est actuellement un gouffre à énergie», alerte la Municipalité. Ce volet énergétique, qui englobe l’installation de panneaux solaires, bénéficiera de subventions cantonales. Leur montant est encore indéterminé. «C’est une obligation légale de mettre en place entre 20 et 30% d’énergies renouvelables dans les nouveaux bâtiments publics», justifie Jean-Daniel Dind.

Texte et photo: Zoé Decker

Date:27.09.2011
Parution: 581