Mézières Le théâtre du Jorat prévoit une extension qui abritera la billetterie, l’administration, des salons VIP et des locaux techniques. Devisés à 6 millions de francs, ces deux bâtiments devraient ouvrir à fin 2013.
Il fait la renommée du village vaudois de Mézières: le Théâtre du Jorat, créé en 1908 par le dramaturge René Morax, va s’agrandir. «C’est le projet du siècle pour le théâtre», s’exclame son directeur Michel Caspary. La «Grange Sublime» a choisi le projet de l’architecte Danilo Mondada, qui est à l’origine de la rénovation de l’Opéra de Lausanne. et devrait voir fleurir deux nouveaux bâtiments au plus tôt à fin 2013.
Nouveaux espaces
Le premier bâtiment sera longitudinal, disposé en face du théâtre. Vêtu de bois, il accueillera la billetterie, l’administration, les archives et les réceptions de VIP. «Malgré son côté exotique, nous ne pouvions plus continuer à utiliser cette tente qu’il fallait démonter à chaque fois», plaisante Danilo Mondada, architecte du projet. La deuxième extension sera accolée à l’arrière scène du théâtre et remplacera l’ancienne annexe construite dans les années 1940-1950. Elle abritera les services liés aux activités de la scène, les locaux techniques et un espace pour les artistes. «Entre deux: un foyer à ciel ouvert, décrit Danilo Mondada. Il y aura un espace central, un jardin, un lieu de rencontre qui garde l’esprit de théâtre à la campagne». Selon le président de la Fondation du Théâtre du Jorat, Franco del Pero, «l’affinage du projet ainsi que la réalisation d’un calendrier sont encore à définir».
Chasse aux sponsors
Ce projet d’extension est lié au prêt de 2’650’000 francs, accordé en 2009 par la Fondation de la Famille Sandoz, qui a remboursé intégralement les dettes du Théâtre. La Villa du Théâtre, qui abrite actuellement l’administration, devra être vendue pour honorer ce prêt. Mais ce grand projet ne pourra se réaliser qu’à condition de trouver les 5 à 6 millions que coûtera le tout. Car si le projet architectural possède sa propre maquette, en ce qui concerne le financement, tout est à faire. «C’est plus qu’un rêve, c’est une nécessité, intervient le directeur, Michel Caspary. Je prendrai mon bâton de pèlerin tous les jours pour trouver des sponsors».
Textes: Zoé Decker



