Pully Bien qu'avisés du retrait du gros préavis de 36 pages sur la politique du logement 2012-2019, quelques élus se sont étonnés de ce report.
Prioritaire au programme de la législature de la municipalité pour 2011-2016, la politique du logement devait être présentée au Conseil communal du 23 mai, sous forme de préavis. Or, ce document a été retiré de l'ordre du jour à la suite de différentes questions soulevées dans la commission. La forme du préavis a été largement discutée pour savoir si la proposition de la Municipalité devait être soumise à un vote du Conseil ou si cette proposition, qui fait partie des intentions de la législature, devait être comprise comme l'expression d'une intention générale ne donnant pas lieu à un vote. Les avis étant très partagés, les représentants de la Municipalité ont déclaré vouloir faire une nouvelle appréciation avec l'ensemble de leurs collègues. Pourquoi? Gilles Reichen, syndic, a expliqué que «la probabilité d'un long débat d'entrée en matière sur un aspect purement formel et sa conclusion par un vote serré divisant le Conseil seraient une mauvaise manière d'aborder ce thème politique important et qui mérite un consensus». Le syndic a ajouté que la Municipalité «trouvait important que le Conseil s'engage clairement par un vote des principes, base des projets futurs de mise à disposition de logements. Cependant, elle comprend aussi la position de ceux qui, sans être opposés sur le fond, souhaitent se déterminer sur du concret et non sur des intentions».
Retrait
Dans un esprit de conciliation et pour éviter toute polémique, la Municipalité a choisi de retirer son préavis pour le transformer lors d'une prochaine séance en préavis d'intention ne nécessitant pas le vote du Conseil. L'idée est d'avancer dans un climat serein et de représenter ce préavis en septembre sans changer les dispositions exposées mais en le présentant comme préavis d'intention.
Dans l'ensemble, le Conseil a bien admis ce changement, cependant quelques voix se sont élevées pour dire qu'elles regrettaient ce retrait, mais admettaient qu'il n'y avait ni polémique ni arrêt de la réflexion. Dans l'ensemble, le Conseil souhaite que cette politique du logement ne prenne pas de retard. La commission ayant siégé, elle sera tout de même indemnisée.
Nina Brissot



