Corbeyrier Pour sa 9ème edition, le festival de musique celtique «Danse avec les Loups» se la joue sauvage avec le groupe de metal Suisse Eluveitie. La musique celtique traditionnelle n'est de loin pas écartée.
La petite commune des Préalpes Vaudoises, Corbeyrier sera le théâtre d'un nouveau voyage dans le temps, les 22 et 23 juin, en accueillant une horde d'adeptes de culture celtique, verre d'hydromel à la main. Situé à la lisière de la forêt, à 900 m au-dessus d'Aigle, le festival de musique celtique «Danse avec les Loups», qui a lieu tous les deux ans, promet une neuvième édition particulièrement décoiffante. Cette année, il offre une fenêtre sur un style de musique mariant guitare, batterie, rythmique puissante et voix mugissante, le metal. «Nous avons toujours cherché à ouvrir la programmation. Cette année, nous avons decidé d'y intégrer du metal celtique, explique Dominique Pfister, président de la Confrérie des Loups. Je ne suis pas inquiet, je suis allé sur le terrain écouter des concerts de pagan-metal. C'est surtout un gros show, les metalleux sont de grands nounours très sympathiques».
Balcon sur la plaine du Rhône
En plus de faire face aux majestueuses Dents-du-Midi, le festival tente cette année un pari osé: (re)donner le goût de la musique celtique classique aux mettaleux, tout en diluant un brin de rock sauvage dans la musique traditionnelle celtique chère aux fidèles festivaliers. Le défi ne risque pas de déstabiliser ce festival qui, rappelons-le, est d'abord l'œuvre de quelques Robaleux – le sobriquet des habitants de Corbeyrier - passionnés qui ont eu l'audace d'attirer depuis 1997 des hordes d'adeptes de musique et de culture celtiques dans leurs montagnes enchanteresses.
Programme alléchant
Tête d'affiche du festival, le groupe suisse Eluveitie fera hurler ses guitares sur un folk-pagan metal déchaîné. Certaines de leurs chansons feront revivre le vieux gaulois, puisqu'écrites dans cette langue disparue. Les festivaliers pourront également vibrer sur HiKs, groupe énergique et sauvage alliant tradition, électro, punk, metal et rock. Mais si le festival est en quête de nouvelles expériences, il n'en oublie pas moins ses fondamentaux. Les amateurs de musique celtique traditionnelle se laisseront entraîner avec Shantalla et Toss, ou avec les groupes bretons TiTom et Esquisse. «Nous avons la chance d'avoir un festival établi sur une surface plane, se réjouit Dominique Pfister. Les spectateurs peuvent également s'exercer à toutes sortes de danses bretonnes et irlandaises». Au-delà de la musique et de la danse, le Festival est surtout un site et un village celtique créé sur mesure avec des stands d'artisans, qui façonnent le cuir, forgent ou encore fabriquent du fromage de chèvre. Un lieu de créativité et d'imaginaire aussi grâce à la compagnie MAKADAM qui fera vivre la forêt avec de nombreuses animations, contes et jeux.
Texte: Zoé Decker
Photos: Pierre Navioz
/ Chantal Dervey



