Paul Walther réalisateur indépendant
Un regard espiègle et myosotis. Une modestie à toute épreuve et du talent. Paul Walther s'apparente à un Peter Pan des temps modernes. Mais loin d'être naïf, le réalisateur indépendant de 28 ans a su garder un regard d'enfant qui, associé à une pointe de cynisme et un regard critique, donne à ses productions une véracité palpitante. «Je veux surtout montrer une réalité simple sous un angle inattendu, surprenant, confie Paul Walther. J'aime observer les gens et relever des situations absurdes».
L'humour, son grand allié, peut parfois être noir ou grinçant, mais révèle toujours une réalité tangible. Ce dessinateur doué, passionné de cinéma depuis l'enfance, aime utiliser le dessin dans l'animation, une technique qu'il intègre souvent dans ses réalisations.
Il a conçu notamment une multitude de courts-métrages, de clips, un documentaire de 52 minutes ou des films promotionnels. Lauréat de la bourse 2011 de soutien à la création de l'Etat du Valais, il vient de présenter son court-métrage de fiction, La Solution, au Short Corner du festival de Cannes 2012.
Installé en Valais, ce Lausannois s'est d'abord formé en autodidacte avant de suivre une formation à l'Ecole Cantonale d'Art du Valais. C'est là qu'il rencontre Samuel Dématraz. «Avec lui, j'ai réalisé que faire des films pouvait devenir une profession». Rapidement les deux amis collaborent et créent ensemble. Ils sculptent un univers bien à eux, dans lequel cohabitent humour, animation et contrastes. Aujourd'hui, ils jonglent entre commandes de clients et projets personnels ou en collaboration qu'ils déposent sur leur site VideoHD. «Nous sommes colocataires, ce qui nous permet de trouver des idées n'importe quand et nous avons un studio de prise de vue dans la maison. Notre base de repli, comme on l'appelle». Invités par l'Institut Suisse de Rome, ils présenteront en avant-première à mi- juin, un court métrage sur le thème de l'Alimentation en mouvement. D'autres projets pourraient aussi faire parler d'eux prochainement...
Il aime: les pains surprises, arriver dans un lieu où il ne connaît personne, faire rire
Il n'aime pas: se sentir fatigué, dormir, les choix, l'ennui
Texte et photo: Zoé Decker



