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Qui veut de la collection de l'AUDIORAMA ?

Montreux Le Conseil de fondation du Musée national de l'audiovisuel peine à trouver des fonds pour sauvegarder ce patrimoine. Tous en reconnaissent la valeur, même l'UNESCO, mais personne n'a de l'argent à y consacrer.

Qui veut de la collection de l'AUDIORAMA ?

Pour rappel, depuis plusieurs années, le Musée national de l'audiovisuel est dans la tourmente, car il doit se trouver de nouveaux locaux ainsi que des fonds pour ne pas mourir. Les autorités, au niveau communal, cantonal et fédéral reconnaissent la valeur patrimoniale de la collection, mais personne ne veut débourser un centime pour la sauver. «Ce n'est pas étonnant, le canton de Vaud n'a aucun sentiment pour son patrimoine industriel. Nous sommes en train de perdre un patrimoine matériel et immatériel car nous avons des personnes compétentes pour entretenir ces appareils. Ce savoir disparaîtra si le musée s'arrête», déplore Jean-Marc Nicolas, ancien conservateur et membre du conseil de fondation.

«Faut-il le laisser couler?»

À ces difficultés de pérennité s'est ajouté en février 2012 un dégât d'eau dans les locaux du musée, ce qui a engendré des dommages sur certains appareils. «Mais il n'y a pas eu de péril sur des pièces majeures d'après ce que m'a dit son ancien conservateur», assure le syndic de Montreux, Laurent Wehrli, répondant à l'interpellation du Conseiller Stéphane Barbey.

Au Conseil communal du 20 juin, l'interpellateur s'est dit «fâché et déçu par les réponses données par la Municipalité. Ça ne fait plus aucun doute. Les autorités vont laisser couler l'AUDIORAMA. Sur le plan humain, c'est choquant, et sur le plan patrimonial, c'est une lourde perte», a-t-il fait savoir. Son ancien conservateur relève que des négociations sont en cours pour l'éventuel transfert de la collection, «mais il est impossible pour l'heure d'en dire plus».

Pas un centime pour

cette collection

Le syndic a rappelé de manière très ferme que bien que la collection se trouve sur le territoire communal, ce n'est pas à la commune d'entretenir et de sauver ce patrimoine national. «J'ai contacté la Conseillère d'Etat en charge de la culture, Anne-Catherine Lyon, qui en reconnaît la valeur, mais qui n'a pas de budget à y consacrer. Les personnes directement concernées par cette collection, notamment la RTS, disent qu'elles n'ont pas un centime à dépenser pour ça. Que chacun prenne ses responsabilités», a fait savoir le syndic.

Texte et photo:

Sandra Giampetruzzi

Date:28.06.2012
Parution: 618

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