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Une artiste hollandaise immortalise le Chablais

Vouvry «Hubertine Heijermans: l'œil chablaisien d'une artiste», c'est le titre de l'exposition proposée au musée du Chablais, au château de la Porte du Scex jusqu'au 30 octobre.

Hubertine dans son atelier de St-Triphon, avec quelques gravures exposées au château de la Porte du Scex.

Née à Amsterdam en 1936 et issue d'une illustre famille d'artistes, Hubertine Heijermans a sillonné le monde pour perfectionner son art. Dans les années septante elle découvre le Chablais et réalise de nombreuses gravures le représentant. Ce sont ses œuvres qui ont été choisies par le musée. Autour d'une grande maquette du Chablais en 3D, réalisée par Jean-Michel Martenet, les visiteurs peuvent admirer les gravures d'Hubertine et reconnaître avec bonheur des endroits ou des bâtiments familiers de la région. Une deuxième salle est consacrée aux peintures de l'artiste, toujours sur des sujets chablaisiens, des scènes de moissons de plaine aux paysages de montagne. Le public peut également découvrir quelques pièces de son matériel de gravure et de peinture.

Une vie d'apprentissage

Pour Hubertine, rien n'est jamais acquis sans peine ou sans travail: «On peut tout faire, mais en connaissant la technique. Sans un bon mortier, une maison ne sera pas solide; c'est exactement la même chose pour la peinture. Il faut trouver le moyen de faire perdurer les couleurs, la vie d'un tableau. La solidité d'une peinture passe avant le sujet», déclare-t-elle. Et pour atteindre la maîtrise des techniques, Hubertine a travaillé très durement durant toute sa vie. Après des études à la Rijksakademie d'Amsterdam, elle a effectué de nombreux stages à l'étranger, notamment en Italie et en France, auprès de grands maîtres. Elle a développé diverses méthodes de travail, comme la photogravure et l'héliogravure, permettant de combiner gravure et photographie. Mais il y a une vingtaine d'années, l'artiste a dû abandonner la gravure devenue physiquement trop éprouvante pour elle. Elle a donc affiné sa pratique de la peinture, par exemple en passant par l'Espagne au début des années 2000, où elle a étudié les œuvres de deux peintres du XIXe siècle.

Hubertine Heijermans est aujourd'hui établie à St-Triphon où elle peint principalement durant la nuit, écoutant sa télévision qui lui offre une fenêtre sur le monde. Aussi à l'aise dans la technique de la peinture à l'huile que dans celle de l'aquarelle, elle tient à rappeler que cette aisance ne tombe pas du ciel: «Les gens ne savent pas quel long parcours m'a amenée jusque-là et le travail nécessaire pour acquérir ce niveau».

«Hubertine Heijermans: l'œil chablaisien d'une artiste»

Jusqu'au 30 octobre

www.musee-chablais.ch

Texte et photo: Valérie Passello

Date:12.07.2012
Parution: 620

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