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Sentier lacustre: le duel commence!

La Tour-de-Peilz Le dépôt du préavis relatif au crédit d'étude de 700'000 francs pour le projet de sentier reliant la Becque à la Maladaire donne lieu à un avant débat musclé. En cause, le coût, près de 8 millions, jugé exorbitant.

Sentier lacustre: le duel commence!

Déposé au Conseil communal du 27 juin, le préavis a pour objectif de solliciter un crédit d'étude pour l'aménagement d'un cheminement piétonnier de 1,9 km le long des rives du lac, sur le tronçon compris entre les Bains de la Becque et la Plage de la Maladaire, consécutivement à l'acceptation de l'initiative populaire du 28 novembre 2010. Il s'agit pour la Municipalité de définir le tracé du chemin et les coûts de son aménagement. L'exécutif estime les frais de cette étude à 702'000 francs. Le préavis fait l'historique de l'affaire, rappelle la procédure administrative, dresse un calendrier des travaux échelonnés jusqu'en 2019. Enfin elle estime le coût des travaux à près de 8 millions de francs: 3,6 millions de francs pour le sentier, dont une moitié devrait être prise en charge par le canton, auxquels pourraient s'ajouter 3,4 millions de francs d'indemnités d'expropriation, ainsi que divers frais d'études et administratifs.

Frais exorbitants

Une commission est nommée pour étude et rapport. Ce sera au moment du dépôt de ce rapport que le débat sur les préavis et rapport de commission aura vraiment lieu. Ce que rappelle le président du Conseil Eric Petitpierre (PLR) qui se réfère au règlement du Conseil. Mais cela n'empêche pas le PDC Roland Chervet de recommander à l'assemblée de refuser l'entrée en matière du sujet. Roland Chervet estime que le sentier lacustre entraîne des frais exorbitants pour une commune dont les comptes 2010 et 2011 sont déficitaires. La procédure est longue et compliquée. Les frais d'étude représentent le 10 % des frais de construction envisagés. L'opinion publique a été mal informée.

La majorité a parlé

Il n'en faut pas davantage pour que le socialiste Jacques Vallotton bondisse de son siège: «Je ne prends pas la parole pour relancer un débat qui a déjà eu lieu. Le peuple a été clair, une majorité de citoyens a tranché en faveur de la réalisation d'un chemin riverain». Jacques Vallotton constate que le préavis présenté n'a pas été rédigé dans l'enthousiasme, «Ce préavis ressemble à un inventaire exhaustif de tous les obstacles que va rencontrer le projet (...), c'est une splendide feuille de route pour les opposants».

Questionnés en fin de séance, beaucoup de conseillers estiment que le préavis municipal est prudent, réaliste et lucide. Le duel a débuté à fleurets mouchetés, il risque de se poursuivre cet automne «à épées nues».

Georges-A. Nippell

Date:12.07.2012
Parution: 620

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