Montreux Jazz Jacqueline Ledent-Vilain est une figure emblématique du Montreux Jazz Festival depuis des années. Elle trouve toujours une solution pour satisfaire les stars.
Dans les coulisses réservés aux artistes, il y a une personne que l'on voit partout, toujours munie de son cahier bleu, objet indispensable à la bonne marche du festival. Elle en impose par sa voix et la disponibilité qu'elle accorde à chacun. Cette figure emblématique, c'est Jacqueline Ledent-Vilain, qui a travaillé plus de trente ans pour Warner en tant que «tour manager» aux côté des artistes. Entre elle et le Montreux Jazz Festival, c'est une histoire de passion qui dure encore aujourd'hui.
Expérience internationale
Jacqueline Ledent-Vilain a commencé par travailler chez Warner International en 1974, à l'époque où Claude Nobs y était directeur pour l'Europe. Lorsque le Montreux Jazz Festival a pris de l'ampleur et que la scène du Casino a repris du service en 1975, elle a été appelée à la rescousse pour s'occuper des artistes. «Claude ne pouvait pas être partout et il m'a demandé de l'aider pour prendre soin des artistes qui passaient au Casino. Depuis lors je bloque chaque année trois semaines pour le festival».
«Ne jamais dire non d'emblée»
Son job consiste à s'occuper des artistes et à les suivre durant leur séjour sur la Riviera. Elle a à sa charge tous les artistes qui passent au Miles Davis Hall. Elle leur organise aussi les trajets pour ceux qui veulent aller au chalet à Caux, ainsi que les soirées spéciales, comme par exemple la soirée Freak out de cette année où trois jours de répétions ont été nécessaires. Quelle qualité faut-il avoir? «Je crois que le maître mot est flexibilité et aussi psychologie. Quand un artiste vous demande quelque chose, il ne faut jamais répondre que ce n'est pas possible. Si vous dites non d'emblée, alors vous pouvez être sûr qu'il ne vous lâchera pas tant qu'il n'aura pas obtenu ce qu'il a demandé», raconte-t-elle d'un air amusé.
Un travail intense où il faut tenir le rythme. «En travaillant avec les artistes, le truc bateau n'existe pas. Il y a toujours des imprévus. Il faut s'adapter. C'est ce qui rend ce métier si passionnant et fait que je ne m'en lasse pas».
Texte et photo:
Sandra Giampetruzzi





