Social Corsier, Corseaux, Chardonne et Jongny ouvriront chacune, dès la rentrée, un accueil parascolaire jusqu'à 18h30. Une structure provisoire, en attendant de pouvoir obtenir l'autorisation formelle du canton.
«Nous sommes enchantés», résume la syndique de Jongny Fabienne Curchod, membre du groupe de conduite Ondine qui a œuvré pour permettre l'ouverture à la rentrée d'un accueil de l'après-midi dans les quatre communes du cercle scolaire de Corsier. Il faut dire que, depuis la mise place en 2008 de la structure de repas de midi, le sujet de la création d'un deuxième accueil revenait avec insistance sur la table des Municipalités concernées: lettres de parents, pétition, sondage... En avril dernier, un postulat «pour l'ouverture d'un accueil parascolaire dans tout le cercle de Corsier» était déposé auprès des quatre Conseils communaux, demandant aux municipalités de présenter une «étude chiffrée et réaliste» d'ici à décembre.
Corseaux cède
Pourquoi n'avoir dès lors pas attendu les réponses au postulat avant d'ouvrir ce deuxième accueil? «Il était urgent de pouvoir offrir ce service aux parents, car il y a un besoin manifeste», explique Fabienne Curchod. Les autorités corsalines, elles, s'étaient d'abord opposées à cette manière de procéder: «Nous aurions souhaité faire les choses dans les règles de l'art», explique le syndic de Corseaux Antoine Lambert. «Mais nous avons finalement adhéré à cette ouverture anticipée pour ne pas prétériter les enfants domiciliés dans notre commune.»
Vers une mise en conformité
«D'après le budget précaire que nous avons établi, ce deuxième accueil ne devrait pas engendrer de frais supplémentaires à la charge des communes», note Fabienne Curchod. La structure devra toutefois être mise en conformité avec les exigences cantonales: «Pour obtenir l'autorisation du Canton, les communes qui créent de telles structures doivent répondre aux directives pour l'accueil de jour», explique Heinz Wernli, chef de l'office de surveillance des structures d'accueil des mineurs au SPJ (Service de protection de la jeunesse). Celles-ci prévoient notamment que l'encadrement soit assuré par du personnel au bénéfice d'un titre professionnel reconnu dans le domaine de l'enfance, et pas seulement par des monitrices. «Notre prochaine étape est donc d'étudier l'engagement de personnel qualifié ainsi qu'une éventuelle adhésion au réseau REVE (Réseau Enfance Vevey et Environs), afin de pouvoir pérenniser cet accueil», précise Fabienne Curchod.
Texte et photo:
Priska Hess



