Chasselas Une grande première s'est déroulée en Suisse le mois dernier, le Mondial du Chasselas. L'ampleur de l'événement et sa réussite méritent un petit retour sur cette performance.
S'il est un roi dans cette région située entre Lausanne et les Chablais, c'est bien le Chasselas. Ce cépage dont l'ADN nous dit qu'il est né de père inconnu a pour lui le mérite du mystère, des goûts variant d'une parcelle ou d'une exposition à l'autre et ce petit rien qui en fait un vin d'apéritif comme un vin de table ou de fromage, un vin à vieillir, et même parfois un vin doux. On l'a parfois dénigré, arraché, remplacé. Aujourd'hui on lui redonne ses lettres de noblesse, son identité, son côté unique. On tente d'en faire une spécialité Suisse qui à l'instar d'une montre à grande complication, livrerait elle aussi le savoir-faire des hommes mais dans un verre. C'est donc un grand mérite qui revient au syndic d'Aigle et président de l'Association pour la Promotion du Chasselas Frédéric Borloz, avec l'Union suisse des œnologues, que d'avoir réussi à fédérer les vignerons autour d'une manifestation de cette ampleur.
625 vins
Le succès des réponses à l'appel est important puisque ce sont 625 vins qui ont été présentés à la dégustation. Pour notre région, ce n'est pas rien. Un panel d'experts dégustateurs a ainsi pu décerner 108 distinctions d'argent et 86 d'or soit 194 vins sur les 625, répondant ainsi aux normes édictées par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Enfin, 12 ont été primés. Au lendemain de la proclamation des résultats, plus de 900 personnes se sont déplacées au château d'Aigle pour découvrir et déguster ce cépage lémanique. La deuxième édition est d'ores et déjà programmée pour 2013 selon les organisateurs. Nina Brissot



