Noville Dans la polémique sur l'ancienne décharge des Saviez, le canton reste sur sa position, en s'appuyant sur les résultats des premiers tests. Le site vient d'être victime de déprédations.
Pour éviter que les eaux contaminées en ammonium du site ne se déversent dans le lac, le canton teste une méthode d'assainissement par arrosage de ces jus de la décharge. S'ensuit un phénomène d'évaporation qui fait baisser le taux d'ammonium. Au vu des nombreuses réactions que cela provoque (voir le Régional n°622), le service vaudois des eaux (SESA) a tenu à rassurer l'opinion. «Les essais semblent concluants, estime le chef du projet André Kissling, venu en personne à Noville le 13 août pour faire part de ses observations après la première phase d'arrosage: après évaporation, l'ammonium est passé de 16 à 1mg/l et la concentration de nitrate dans le sol a augmenté, ce qui correspond à de l'engrais». Par ailleurs, ajoute le chef du SESA Jean-François Jaton, les lixiviats ne contiendraient qu'une quantité infime de métaux lourds: «Les dernières analyses datent de 2005 et les taux de métaux lourds étaient si bas que l'on a renoncé à les contrôler».
Vandalisme
Ce discours va-t-il calmer les opposants? Si Pro Natrura accepte que ces jus soient épandus temporairement sur une surface herbeuse de la décharge, l'association désapprouve l'utilisation de la zone forestière. La décharge fait partie du site marécageux d'importance nationale des Grangettes. Par ailleurs, le week-end dernier, des déprédations ont été commises sur le site: le câble d'alimentation du système de surveillance a été sectionné, et la buse d'arrosage endommagée. La commune de Noville portera plainte contre X, jugeant ces pratiques «totalement inadmissibles».
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