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Construire dans les zones à risques? Non!

Montreux S'appuyant sur une carte provisoire des dangers naturels, les autorités refusent tout nouveau permis de construire dans les zones à risques jusqu'à nouvel ordre.

Trois catégories définissent les zones à risques du territoire communal de Montreux. DR

La décision des autorités montreusiennes est tombée fin juillet: toute demande de permis de construire dans une zone considérée à risques sera refusée jusqu'à l'obtention de la carte des dangers naturels définitive. Cette carte, établie par le canton, répartit en trois catégories la zone urbanisée de Montreux. «Les parcelles dites à risques représentent environ 200 hectares, soit plus ou moins un tiers du territoire communal», estime Christian Neukomm, municipal en charge du dossier. Cette décision municipale tient compte du principe de précaution le plus restrictif. «La carte provisoire est plus contraignante que ce que nous devrions recevoir du canton car nous ne voulons pas être confrontés à des recours après délivrance de permis de construire dans une zone à risques», confie l'édile.

Certains villages touchés

Plusieurs villages sont directement concernés par cette carte des dangers naturels, comme ceux des Planches, Tavel ou encore Chernex. Les zones urbanisées le long des cours d'eau ont également fait l'objet d'études poussées et certaines se retrouvent en zone rouge, zone où le danger est marqué, comme certaines parcelles le long de la Baye de Clarens, la Baye de Montreux ou encore la Veraye entre Territet et Veytaux.

«Cette contrainte supplémentaire ne nous fait pas extrêmement plaisir car cela complique encore plus l'avancée du PGA (Plan général d'affectation), mais nous devons nous y conformer pour des questions de sécurité imposées par le canton», ajoute Christian Neukomm.

Un PGA qui se fait attendre

Le nouveau PGA de Montreux, lancé en 2005 déjà, est entre les mains du canton pour la quatrième fois. Il devra être justement en conformité avec la carte des dangers naturels que met en place le canton. La Municipalité espère pouvoir appliquer ce nouveau PGA en 2013. «Le retard dans ce dossier vient d'une part de cette carte des dangers naturels que nous attendons depuis longtemps, mais aussi parce que certaines modifications, demandées par le Conseil communal, n'avaient pas été acceptées par le canton. Et nous avons également dû remettre un plan compact qui tient compte du développement de la commune pour les 15 prochaines années, ce qui n'était pas demandé au départ». Une fois revenu du canton avec ses demandes de changements, le PGA devra une nouvelle fois être validé par le Conseil communal. «Actuellement, nous n'avons pas d'outils de travail qui puissent valider ces permis de construire, mais pour l'heure nous n'avons pas eu trop de projets freinés à cause de cela», avoue le municipal.

Sandra Giampetruzzi

Date:23.08.2012
Parution: 624