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Forum Sécurité Chablais: il y a urgence !

Champéry Si les actions liées à la prévention et l'intégration vont bon train, la lenteur de la législation a à nouveau été pointée du doigt lors de ce forum qui réunissait les acteurs principaux de la sécurité.

Plus de 200 représentants de l'armée, de la police et des autorités communales assistaient au Forum Sécurité 2012, organisé par l'Académie de Police de Savatan et le Centre de formation du Chablais de la Sécurité militaire de l'Armée suisse.

«Aujourd'hui, la législation n'est plus du tout adaptée à la réalité», ce constat de Marc Vuilleumier, directeur de la Sécurité publique et des sports de Lausanne (avant de jeter l'éponge) a été largement approuvé et débattu lors du 6e Forum Sécurité Chablais, organisé par l'Académie de Police de Savatan et le Centre de formation du Chablais de la Sécurité militaire de l'Armée suisse, vendredi 7 septembre au Palladium. «Nous avons besoin d'un cadre légal pour intervenir, insiste Christian Varone, chef de la police valaisanne. En effet, la lenteur de la législation actuelle ne nous permet pas de punir les malfrats par comparution immédiate après leur arrestation. Il y a donc urgence de modifier la règlementation en matière de répression».

Travailler ensemble

«Une bonne intégration est la meilleure prévention contre l'isolement et la violence», scandait Esther Waeber-Kalbermatten, cheffe cantonale valaisanne du Département de la sécurité, des affaires sociales et de l'intégration. Pourtant, malgré la mise en place de moyens de prévention, qui ont été largement présentés au public, le sentiment d'insécurité persiste non pas tant sur les terrains de sport mais sur leurs abords. «Le football est représentatif de la société», expliquait Dominique Blanc, président de l'association cantonale vaudoise de football. Aujourd'hui, des bandes organisées règlent leurs comptes en marge des matchs. Cette minorité agit par désœuvrement, manque de soutien familial ou méconnaissance des associations ou des lieux de rencontre à leur disposition. Blaise Crittin, chef du service des Sports, de la jeunesse et des loisirs de Sion, insistait: «Il faut diffuser aux jeunes un message coordonné». Au final, des solutions ont été proposées: reconnaissance du bénévolat, renforcement du système de prévention, création d'une base légale, meilleure collaboration interinstitutionnelle et avec les jeunes en difficulté ainsi qu'une aide aux parents dans l'éducation.

www.forumsecurite.ch

Textes et photo:

Béatrice Claret

Date:13.09.2012
Parution: 627

A la disco, mais sans couteau!

Le meurtre du jeune Luis à coups de couteau, le 4 août dernier à Lausanne, a précipité les décisions au sein de la Municipalité de Lausanne, qui planche sur l'introduction d'une nouvelle disposition dans le Règlement général de police. «Nous cherchons la bonne formulation juridique afin de définir l'objet inapproprié dont on ne peut justifier l'usage dans une boîte de nuit ou lors d'une fête», explique Marc Vuilleumier, directeur de la Sécurité publique et des sports de Lausanne. Le sujet du renforcement de la fouille grâce au détecteur ou au portique de sécurité est en discussion avec les clubs et discothèques locales.Dans le canton de Vaud, la proportion d'homicides (y compris les tentatives) s'élève à 46%.