Yvorne Jumelée avec l'Abbaye, la commune d'Yvorne a tenu séance sur le bord du lac de Joux.
Chaque année, depuis trois ans, les autorités de l'Abbaye viennent à Yvorne pour couper la première grappe de raisin du Clos de l'Abbaye, ainsi nommé en l'honneur de ce jumelage initié en 1975, «à 14h53, précise Gabriel Gay, syndic de la seule commune de vallée qui ne touche pas la frontière». Jeudi 6 septembre, le conseil communal d'Yvorne a fait le déplacement jusqu'au bord du lac de Joux pour tenir séance, à 1004 m. d'altitude. La raison de ce jumelage? «Alphabétique!, précise Laurent Tièche, président du conseil, notre commune étant la première du canton et Yvorne la dernière».
Yvorne passe au gaz
Mais avant de festoyer, la séance s'est déroulée comme à l'accoutumée. A l'ordre du jour, l'achat d'une camionnette utilitaire s'est mué en prise de position écologique et le conseil a accepté d'investir quelque 20'000 francs supplémentaires pour un véhicule à gaz et la création d'une borne de remplissage (3'500 francs), la conduite de gaz se trouvant juste derrière le bâtiment communal. Coût total de l'opération, 61'000 francs. «Un geste et une responsabilité citoyenne dans notre gestion de la biodiversité», estime Michel Dubuis qui n'exclut pas que les prochains véhicules de la commune soient du même type.
Les Paqueys morcelés
«Nous avons dû nous battre longtemps et fermement pour parvenir au morcellement de ce domaine et le sortir du droit foncier rural. L'autorisation octroyée par les services cantonaux est tout à fait exceptionnelle», a indiqué Philippe Gex, syndic d'Yvorne. Ainsi le domaine de la ferme des Paqueys, dont la surface totale est de 356'613 m2, sera morcelé à raison de 5000 m2 avec les bâtiments, mis en vente pour un montant de 1'550'000 francs et qui aurait déjà trouvé acquéreur en la personne d'un médecin vaudois. Le solde des terres reste propriété de la commune et sera exploité «par huit ou neuf locataires de la commune qui se réjouissent de pouvoir travailler quelques hectares de plus», a souligné le syndic. Une servitude de non revente pour les six prochaines années sera inscrite au registre foncier. Le conseil a accepté ce préavis à l'unanimité.
Texte et photo: Magaly Mavilia



