Noville Les habitants ne veulent pas du nouveau projet de biotope de la fondation des Grangettes, vecteur, selon eux, de la prolifération de moustiques.
Le projet de la fondation prévoit notamment la création d'une dizaine de mares aux Grangettes et l'aménagement d'une lagune derrière la plage de l'Empereur. Le tout devant favoriser la biodiversité. «Ainsi, la lagune que l'on a faite à Villeneuve a permis le retour de certaines espèces disparues des Grangettes depuis 30 ans, comme le blongios nain (petit héron). Mais chaque fois que l'on veut créer un biotope, il y a opposition», souligne Olivier Epars, gestionnaire de la fondation. «C'est vrai qu'il y a une véritable psychose à Noville concernant les moustiques. Mais il n'y a pas que ça», lâche le syndic Pierre-Alain Karlen.
Contradictoires
En réalité, la Municipalité s'oppose surtout par principe. «Les intégristes de Pro Natura (à l'origine de la fondation des Grangettes) font une opposition systématique à tous nos projets. Alors maintenant, on fait la même chose! De toute façon, ils sont contradictoires: ils veulent attirer du monde, et en même temps interdire les lieux à l'être humain» explique le syndic. Et Olivier Epars de répondre: «Les personnes qui nous reprochent d'exclure les visiteurs sont les mêmes qui étaient opposées à la tour d'observation de Villeneuve!». Reste que la commune, en faisant opposition, se retrouve à la fois juge et partie prenante. «Pour être tout à fait correct, il n'aurait pas fallu faire de mise à l'enquête. Mais nous sommes prêts à entrer en matière, en échange de garanties », souligne Pierre-Alain Karlen. Garanties qui devraient être apportées par une biologiste, dépêchée pour tenter de rassurer la Municipalité. «Mais je sais que certains opposants iront jusqu'au Tribunal fédéral s'il le faut », conclut le syndic.
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