Jardin secret Claude Bricod, directeur de Centre culturel et fervent Colombien
Rien ne prédestinait Claude Bricod à cultiver le jardin secret que le destin lui offrira. Instituteur à Saint-Légier, footballeur émérite au sein de l'équipe locale, il est attiré en 1986 par une annonce publiée dans un journal professionnel. Un professeur du Collège suisse de Bogota cherche à créer un échange avec un enseignant de Suisse romande. Et voici que Claude Bricod, alors âgé de 34 ans, son épouse Ariane et Noémie, leur fille de cinq ans, gagnent la Colombie. Fasciné par ce pays, il y reste quinze ans et y occupe diverses fonctions, dont la direction du département éducatif d'une grande agence de tourisme.
Ses responsabilités professionnelles lui laissent le loisir d'approcher des ministres, des généraux et des notables, mais peut-être surtout des petites gens et des paysans. En 1990, il acquiert une plantation de café (finca cafetera), qu'il possède toujours.
«En Suisse, aime-t-il à dire, tout est cadré, en Colombie, tout est à créer. Les habitants de ce pays sont joyeux, accueillants et très respectueux d'autrui et témoignent d'une envie stupéfiante d'améliorer leur condition. Ils font en outre preuve d'une fraîcheur existentielle, à laquelle je ne m'attendais pas. Et je pourrais aussi vous parler de la beauté des paysages que la frénésie touristique internationale n'a pas encore défigurée». Son jardin secret est devenu un eldorado.
En 2001, Claude Bricod retrouve son métier d'enseignant à Blonay. Les vacances scolaires et de nombreux voyages lui permettent de découvrir et faire découvrir les Andes, l'Amazonie, l'océan Pacifique et les Caraïbes, des sites que côtoie la Colombie. Aujourd'hui, retiré du monde scolaire, Claude Bricod dirige la «Maison Picson», le Centre social et culturel de la commune de Blonay. On ne s'étonnera pas d'y découvrir dans les salles une pléiade de pots de plants de... café.
Il aime: Le défi, la convivialité, le sourire et le sport
Il n'aime pas: La xénophobie, la routine et l'intolérance
Texte et photo: François Berger



