Stations Le projet Vision Alpes vaudoises 2020 figure en bonne place parmi les nominés aux Gaspi d'or 2012 lancés par le magazine économique Bilan.
Le magazine Bilan décerne tous les ans des Gaspi d'or aux projets des collectivités publiques jugés «démesurés» ou «qui répondent à des objectifs mal cernés». Pour un coût estimé entre 170 et 230 millions selon les options, Vision Alpes vaudoises 2020 est en lice cette année. Argument? La mise en réseau prévue des différentes stations ne semble pas viable: «Leur relative basse altitude constitue un handicap», explique le magazine, l'enneigement au-dessous de 1500 mètres étant aléatoire dans les années à venir en raison du réchauffement climatique. Réaction de la présidente du comité de pilotage Annie Oguey: «Le projet ne se résume pas aux remontées mécaniques. Nous travaillons sur la gouvernance, la mobilité, une diversification touristique, et avons aussi lancé une étude sur le climat». Quant au budget, impossible d'articuler des chiffres pour l'instant: «De nombreuses questions restent ouvertes, on ne sait pas encore ce qui sera réalisé ou non, en fonction de l'environnement notamment, les coûts pourront passer du simple au double suivant les choix que nous ferons».
Autres options
Selon l'ex-secrétaire régional du WWF Vaud Serge Ansermet, s'il ne concerne pas seulement les remontées mécaniques, le projet est effectivement démesuré: «Pour un skieur à la journée, les infrastructures existantes sont suffisantes. Il s'agit surtout d'une opération marketing pour en mettre plein la vue aux touristes». Pour lui, les stations devraient «se spécialiser et jouer sur les complémentarités», en élargissant au maximum l'offre estivale, mais aussi en réservant un usage spécifique à chaque station en hiver, comme la pratique du ski nordique aux Mosses ou du ski de randonnée aux Moulins par exemple.
Valérie Passello



