Jardin secret Laurie Comtesse, entre études générales et théâtrales
Quand elle s'approcha pour évoquer son jardin secret, Laurie Comtesse semblait s'être parée d'un vers de la vénérable chanson Trois petites notes de musique: «Vrai, elle était si jolie, si fraîche épanouie...». La spontanéité des propos et l'élocution parfaite de la jeune Veveysanne de 23 ans à la prestance de jeune première allaient révéler une passion sans faille pour le théâtre.
Etudiante au Gymnase de Burier, puis à l'Université de Lausanne en Faculté de lettres, Laurie Comtesse avoue un cursus fort traditionnel. Mais un jour, elle choisit de privilégier le jardin de ses rêves. Sur un coup de tête, elle gagne Paris pendant quelques mois, pour suivre les cours de Jean-Laurent Cochet, metteur en scène, professeur d'art dramatique et comédien. A son retour en Helvétie, elle joue avec diverses troupes théâtrales, avant de s'inscrire à l'Ecole genevoise de théâtre de Serge Martin. C'est pour elle le temps d'un riche apprentissage: acrobatie, mouvement, jeu, voix, chant, improvisation, dramaturgie, scénographie et... régie. Voici aussi venue l'heure des petits boulots pour survivre!
«Ce que j'aime dans le théâtre, souligne Laurie Comtesse, c'est cette capacité qu'a l'acteur de s'approprier un personnage si étrange soit-il, même si parfois le rôle est à l'opposé de sa personnalité. Lors du jeu d'une pièce, il faut certes aimer travailler son personnage, mais surtout savoir entrer dans un monde d'émotions. L'aspect culturel n'est de loin pas non plus à négliger. C'est dans la mise en œuvre du corps et de l'esprit que je m'épanouis profondément»*.
N'évoquer que la passion de Laurie Comtesse pour l'art théâtral serait méconnaître la diversité des goûts et talents d'une jeune femme qui joue du piano avec une prédilection pour les Nocturnes de Chopin, qui a une rare connaissance du monde de la chanson et qui, en bonne vivante, avoue un faible pour la gastronomie.
*Laurie Comtesse joue en ce moment dans Océan mer d'Alessandro Baricco (jusqu'au 20 octobre au Théâtre du Loup à Genève)
Elle aime: La poésie des changements de saisons
Elle n'aime pas: Avoir la tête coincée par un pull trop petit
Texte et photo: François Berger



