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Nos petits trains ne mourront pas

Transports L'idée de remplacer des lignes ferroviaires peu rentables par des services de bus fait polémique. Plusieurs tracés sont concernés entre Montreux et le Chablais. Une pétition est lancée pour contrer le projet. Pourtant, il n'y a pas de quoi s'alarmer. Explications.

Nos petits trains ne mourront pas

Dans le cadre de la réforme des chemins de fer, l'Office fédéral des transports (OFT) a envoyé en consultation un projet selon lequel le remplacement par des bus doit être examiné pour les trains régionaux à faible rentabilité. Près de 175 lignes de chemin de fer de Suisse sont concernées. L'Association Transports et Environnement a lancé une pétition pour combattre le projet, même si, selon son vice-président Roger Nordmann, les propositions de l'OFT ne devraient pas aboutir: «C'est la lointaine conséquence des âneries d'Hans-Rudolf Merz; il a voulu baisser les impôts des entreprises et lancer un immense programme d'économies. A mon sens, la Confédération aurait pu éviter d'envoyer le projet en consultation, il paraît tellement absurde! Mais il y a un risque, alors nous sommes obligés de réagir». Si le projet a provoqué une levée de boucliers chez les compagnies concernées et les voyageurs, il ne prône pas un transfert systématique du rail à la route, se défend Florence Pictet, porte-parole de l'OFT: «Les lignes présentant une rentabilité inférieure à 30% feront l'objet d'un examen d'opportunité périodiquement. Pour celles se situant entre 30% et 50%, il faut se poser la question d'une éventuelle alternative avant d'engager de gros investissements. Le fait de procéder à cet examen ne signifie pas encore que la ligne de train analysée sera supprimée. On ne peut souvent pas prendre la rentabilité comme critère unique».

Compagnies sereines

Dans la région, de nombreuses lignes sont dans le collimateur. C'est le cas pour l'ensemble des trains des Transports Publics du Chablais, mais leur directeur Claude Oreiller relativise: «Notre programme de mise à niveau de l'infrastructure ferroviaire sera sans doute terminé avant l'entrée en vigueur de ces mesures. Toute décision favorable au transfert du rail à la route sera alors périlleuse». Même son de cloche au GoldenPass: «Nous devons rester attentifs aux recettes, dépenses et investissements. Mais nous sommes relativement sereins, nos lignes atteignant entre 40% et 45% de couverture des coûts», explique l'attaché de presse Grégoire Clivaz. Malgré l'émotion suscitée par le projet, le paysage ferroviaire actuel ne devrait pas être bouleversé de sitôt.

Valérie Passello

Date:01.11.2012
Parution: 634

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