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Rives du lac, le canton s'en mêle

La Tour-de-Peilz Nouveau rebondissement dans le projet de sentier lacustre à La Tour-de-Peilz: cette fois, c'est le Conseil d'Etat qui hausse le ton, invitant les autorités à «prendre sans retard les mesures nécessaires pour qu'un nouveau préavis soit soumis au Conseil communal, de manière à ce que l'initiative acceptée par la population en 2010 puisse être mise en œuvre dans les meilleurs délais». Jugé trop cher - quelque 8 mios de francs pour un tronçon de 1,9 km - un premier projet n'avait pas passé la rampe du crédit d'étude au législatif. Ce refus «oblige la Municipalité à en présenter un nouveau qui tiendra compte de la volonté des initiants tout en étant «acceptable» par le Conseil communal», juge le gouvernement cantonal.

En novembre 2012, l'Association Rives du Lac (ARL), les Socialistes, Les Verts et certains citoyens recouraient auprès du Conseil d'Etat contre le refus en octobre du Conseil communal d'octroyer un crédit d'études de 702'000 frs pour la réalisation d'un cheminement public au bord du lac. Motif, la Municipalité, tenue de suivre la volonté populaire pour réaliser ce chemin, avait annoncé un coût de l'ordre de 8 mios de francs pour réaliser ce tronçon de 1,9 km traversant 28 parcelles privées et publiques le long du lac. Trop cher ont alors estimé 59 élus, contre 16 favorables.

Agir dans les meilleurs délais

Le recours invoquait une collusion manifeste entre intérêts privés et publics (lire notre édition 638). Après enquête, la cheffe du Département de l'Intérieur, Béatrice Métraux, informe l'ARL que rien ne permet de «retenir, à la charge de la Municipalité ou de l'administration communale, des faits qui justifieraient l'intervention de l'autorité de surveillance des communes». Le syndic Lyonel Kaufmann se dit «conforté par cette décision». Voilà pour la forme. Mais sur le fond, si le refus du préavis en octobre ne peut être attaqué en droit, il «oblige cependant la Municipalité à présenter un nouveau préavis qui tiendra compte de la volonté des initiants tout en étant «acceptable» par le Conseil communal», estime le Conseil d'Etat. Aussi, le gouvernement «invite les autorités municipales à prendre sans retard les mesures nécessaires de manière à ce que l'initiative acceptée par la population en 2010 puisse être mise en œuvre dans les meilleurs délais».

La Municipalité réfléchit

L'Association Rives du Lac se déclare «satisfaite des recommandations sans ambiguïté du gouvernement vaudois envers la Municipalité et le Conseil communal. Espérant que «l'élaboration du prochain préavis sera plus «acceptable», comme le recommande explicitement le Conseil d'Etat, l'ARL «est prête à collaborer avec les autorités si elles le désirent pour trouver une solution qui ne suscite pas d'emblée le rejet et la polémique comme le premier projet».

La Municipalité prend acte de cette décision et se donne quelques jours pour dire dans quelle direction elle ira.

Sandra Giampetruzzi

Date:05.09.2013
Parution: 674

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