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Duo de choc pour dynamiser la région

Economie Dès le 2 juin, l'association Promove, active dans la promotion économique sur la Riviera et basée à Montreux, fonctionnera avec un nouveau directeur et un nouveau président, respectivement Bernard Schmid et Pierre Abrezol. Rencontre à une semaine de leur entrée en fonction.

Les nouvelles personnes à la tête de Promove, respectivement Pierre Abrezol, président, et Bernard Schmid, directeur, misent sur davantage de communication.L. de Senarclens

Les deux nouveaux hommes forts de Promove insistent sur le potentiel de développement de la région et expliquent qu'ils sont là pour aider les entreprises.

Interview croisée.

Les activités de Promove sont peu connues du grand public, comment y remédier?

> Pierre Abrezol: Je me rends compte qu'il y a un travail à faire sur l'image de Promove et la façon de communiquer sur les activités de l'association. Il faut que le public comprenne ce que nous faisons et pourquoi nous sommes là, comment et quand nous pouvons les aider. Promove est là pour aider les entreprises et les start-up dans leur développement, mais aussi pour créer des liens entre elles.

> Bernard Schmid: Promove a une histoire et de beaux succès. Il y a eu récemment quelques vents contraires, mais Promove s'en est extrêmement bien sortie. Elle a atteint de beaux objectifs. Il y a une reconnaissance très claire de ce qui a été fait, mais effectivement auprès du grand public, il faut mieux nous faire connaître. Je pense qu'au niveau du tissu économique, Promove est bien connue, mais il faudra davantage communiquer sur l'ensemble de nos activités. Certains pans sont connus, d'autres moins. L'idée est de relancer une dynamique.

Quel sera votre rôle?

> PA: Nous allons amener notre énergie et notre vision des choses pour aller de l'avant et rendre Promove plus visible. Un réseau existe déjà, mais nous allons également amener nos propres contacts. Le réseautage, c'est ce que les gens recherchent, ce qui peut leur amener du travail. À nous de dynamiser tout ça pour que chacun active le réseau qu'il a derrière lui.

> BS: La venue de nouvelles personnes amène forcément de nouvelles visions, de nouvelles choses à développer. Nous n'allons pas nous endormir sur les lauriers de Promove. Promove n'est pas uniquement une association présente pour attirer ou développer de nouvelles entreprises. Nous fonctionnons aussi comme une interface entre le monde économique et les institutions vis-à-vis des entreprises existantes. Nous avons un rôle de facilitateur de par notre réseau de partenaires très large. Nous sommes au service de l'économie. Il faut aussi rendre grâce à une équipe qui fonctionne en sous-effectif depuis des mois et qui fait un travail incroyable. Le premier défi sera de reprendre ce qui a été mis de côté par manque de ressource.

Quel regard portez-vous sur Montreux et sa région ainsi que sur son potentiel de développement?

> BS: Le mot clé est harmonie. Personne n'a envie de développer la région de manière explosive et anarchique. Ce n'est pas le but recherché. Nous ne serons pas jugés sur la quantité, mais la qualité. Du potentiel de développement, il y en a clairement. Chaque commune a ses spécificités. Montreux est à l'évidence plutôt orientée vers le tourisme et les services. Cela-dit, Promove couvre toute la région, et au sein de cet ensemble il y a du potentiel dans tous les secteurs. Notre souci sera vraiment de trouver l'équilibre et nous travaillerons de façon à servir au mieux les communes que Promove représente.

Sandra Giampetruzzi

Pierre Abrezol

Bernard Schmid

Date:29.05.2014
Parution: 710

de la banque

Né à Lausanne, habitant Chexbres, Pierre Abrezol a suivi des études jusqu'à la maturité. Mais il se définit plutôt comme un self-made man que quelqu'un qui a fait des études. Maturité en poche, il se cherche et travaille pour un photo-labo club avant de se mettre à son compte avec une société active dans le développement du poster. Ça n'a pas marché comme il l'espérait. Il rencontre alors le professeur Hahn à Genolier et sera chargé de réaliser les diapositives de ses conférences. On lui propose une formation de prothésiste et il part au Japon pour apprendre à fabriquer des prothèses de cœur artificiel. Il enseignera ce qu'il a appris au Japon en Suisse et à Berlin. Il se définit comme un apprenti de la vie, ce qui le pousse à reprendre une société appartenant à son père, active dans la vente de matériel de physio. Puis, il crée la société Archos, active dans l'enseignement pour adultes. Parallèlement, il a un pied en Australie par son beau-père qui y possède des fermes. Après le décès de ce dernier, il les reprend et les développe. Depuis dix ans, il s'occupe également d'un parc immobilier en Suisse qu'il a développé avec son épouse.Né à Montreux, Bernard Schmid y est impliqué socialement et attaché. Attiré par le monde de l'économie et de la finance mais ne voulant pas rester dans le moule fermé de l'université, il a suivi un parcours bancaire classique, d'abord au Crédit Suisse à Lausanne dans le secteur des crédits commerciaux et immobiliers, puis à Zurich au sein du département institutionnel de la même banque. En 2001, il réalise son rêve en prenant une année sabbatique pour voyager : Il parcourt l'Amérique du Sud, sac au dos, seul, pour 11 mois de découverte. À son retour en Suisse, il poursuit sa carrière dans le milieu bancaire en s'orientant vers la gestion de fortune privée. Il rejoint Pictet & Cie à Genève, puis l'UBS, et enfin la banque privée Notenstein à Lausanne. En parallèle, il enchaîne les formations continues: brevet fédéral en économie bancaire, diplôme d'expert, puis MBA en management à Fribourg.

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