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La schizophrénie, ça se soigne !

vevey Du 23 au 27 mars, les 12e journées de la schizophrénie veulent attirer l'attention sur le fait qu'une personne sur 100 est touchée par cette maladie. Mais même si cette pathologie fait peur, il est possible de vivre avec. Au programme, conférences et animations, entre Vevey et Lausanne

Les Journées de la schizophrénie ont pour objectif de faire tomber les expressions un peu grotesques  et effrayantes qu'on se fait de la maladie.DR

Déstigmatiser la maladie, voilà l'objectif principal de ces journées consacrées à la schizophrénie, car cette maladie fait encore peur et renferme beaucoup de tabous. Dans l'imaginaire collectif, la schizophrénie se résume à un dédoublement de la personnalité à la manière de Dr Jekyll et Mister Hyde. Mais en fait, la maladie est bien plus complexe et peut revêtir plusieurs symptômes. C'est la forme chronique de la psychose, caractérisée par une perte de contact plus ou moins durable avec la réalité. Il peut s'agir d'idées délirantes, d'hallucinations, de désorganisations de la pensée, de la modification de la façon qu'on a d'éprouver et d'exprimer des émotions ou encore d'une altération du sens de soi.

L'adolescence, terrain propice

Ces troubles se manifestent généralement au début de l'âge adulte, évoluent par épisodes et peuvent survenir chez tout un chacun. L'adolescence est un terrain propice au déclenchement de cette maladie car c'est une période de troubles, d'épreuves, de nombreuses sollicitations et une période où l'on doit s'affirmer. «L'origine de la maladie est mal connue. C'est un mélange de plusieurs facteurs qui englobent l'environnement, les gènes et les traumatismes qu'une personne a pu avoir», précise Michel Miazza, président de l'association des Journées de la Schizophrénie et infirmier chef adjoint à la Fondation de Nant, à Corsier.

L'importance d'être entouré

Ces rencontres visent à rappeler qu'une personne souffrant de schizophrénie ne se résume pas à sa maladie. Vie sociale, activités artistiques et professionnelles font partie du quotidien des patients. «Certains patients se rétablissent, même s'ils présenteront toujours une certaine fragilité à la maladie. Mais ils peuvent vivre normalement, aimer, se marier, avoir des enfants», souligne Michel Miazza. C'est pourquoi le rôle des parents, amis, conjoints et proches est primordial dans le processus de rétablissement. Et plus la maladie est diagnostiquée tôt, meilleures sont les chances de rétablissement. «Le diagnostic apporte souvent un soulagement autant pour les proches que pour le patient, qui peuvent mettre un nom et comprendre certains comportements bizarres», confirme l'infirmier chef adjoint de Nant.

Sandra Giampetruzzi

Date:19.03.2015
Parution: 747

Slam et théâtre à Vevey

Samedi 21 mars: Stand au Marché de VeveyLundi 23 mars: Conférence publique au CHUV par le Dr J. Thonney qui met en évidence le statut des proches de personne souffrant de schizophrénie et insiste sur l'important rôle des parents, amis, conjoints, dans le processus de rétablissementLundi 23 et mardi 24 mars: deux lieux de vie et de soins à Lausanne (Le Rôtillon et les Ateliers de l'Unité de réhabilitation du Service psychiatrie communautaire) ouvrent leurs portes Lundi 23 et mardi 24 mars: Stand dans le hall principal du CHUVMercredi 25 mars: Soirée slam rythmée par le Fils de la Terre au Café littéraire de Vevey Jeudi 26 mars: Représentation de la pièce «Frères de sang» au Reflet – Théâtre de VeveyMercredi 25 mars: Stand à l'UNILJeudi 26 mars: Stand à l'EPFLInfos détaillées sur www.info-schizophrenie.ch

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