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Rives du lac : la colère gronde

la tour-de-peilz La Municipalité a dévoilé au Conseil communal le planning d'intention pour la réalisation du projet de sentier lacustre. Ce qui a déclenché de vives réactions dans les rangs socialistes. En cause: une mise à l'enquête qui pourrait se prolonger jusqu'en 2022.

Partout où elles peuvent être aménagées, les Rives du lac devraient présenter un passage accessible à tous.C. Dervey

Lors de la séance du Conseil communal du 18 mars, la Municipalité boélande en a pris pour son grade. Le ras-le-bol de certains élus concernant les délais de construction du cheminement piétonnier de deux kilomètres reliant la plage de la Maladaire à la plage de la Becque a été plus que perceptible. «C'est devenu...un énorme foutage de gueule du bon peuple!», a ainsi lancé le conseiller Jacques Vallotton, alors que l'Exécutif venait de présenter au plénum son planning d'intention dont les prévisions se prolongent jusqu'en 2022.

Feuille de route pour opposants

Quant au conseiller Gilbert Vernez, par ailleurs membre de l'Association Rives du Lac, il n'a pas hésité à accuser la Municipalité de faire preuve d'immobilisme. Pour rappel, 55% des Boélands s'étaient prononcés en faveur du sentier lacustre en novembre 2010, alors que de son côté le canton de Vaud a récemment décidé d'octroyer une subvention de 50% pour les frais d'étude, démontrant ainsi sa volonté de soutenir le projet. (lire Le Régional 741).

Mais l'exécutif, qui craint toujours la réaction des propriétaires riverains, a pris soin d'énumérer tous les recours ou expropriations éventuels auxquels il pourrait faire appel, expliquant ainsi le retard de la mise en œuvre. Ce qui a eu le don d'énerver Jacques Vallotton: «Ce planning ressemble à s'y méprendre à une feuille de route pour les opposants, à qui on donne sur un plateau d'argent tous les obstacles et astuces possibles pour retarder le projet, voire le couler».

Pour le syndic Lyonel Kaufmann, toutefois, il n'en est rien. «Je ne vais pas commenter ces réactions. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y a eu une votation populaire, et que nous voulons la respecter. En tant que membre du groupe de travail du projet, je ne peux que le soutenir». Et le municipal Olivier Wälchli de souligner: «Grâce au recadrage du cheminement, qui évite au maximum de passer sur les propriétés privées, nous espérons que cela prendra moins de temps que prévu».

Céline Amiguet

Date:26.03.2015
Parution: 748

Pavillon scolaire: un oui à contre-coeur

Le Conseil devait également se prononcer sur une demande de crédit urgente de 500'000 frs pour la construction d'un pavillon scolaire provisoire, afin de pallier l'augmentation des effectifs jusqu'à ce que le nouveau collège Courbet voie le jour. Mais pour beaucoup d'élus, ce préavis n'avait d'urgence que le nom. «Le fait de devoir loger des élèves à la rentrée n'était pas imprévisible!», tonne le socialiste Jean-Yves Schmidhauser. Et la municipale Taraneh Aminian de répondre: «Il est vrai que nous n'avons pas le temps de chercher d'autres solutions plus avantageuses. Mais si l'on se rabat sur un pavillon d'occasion, on court le risque qu'il ne soit pas adapté». Se sentant mis devant le fait accompli, c'est avec un nombre important d'abstentions que le plénum a accepté le préavis.

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