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Sentier lacustre : marre de ce verrou de 2 km !

La Tour-de-Peilz Cinq ans après l'initiative populaire, acceptée à 55% par les Boélands, en faveur d'un cheminement piétonnier au bord du lac entre la pointe de la Becque et la Maladaire, rien n'a bougé. L'association des rives du lac met la pression sur la Municipalité.

Sandra Giampetruzzi

«L'aménagement d'un sentier pédestre au bord du lac est tout à fait réalisable, ne décolère pas Geneviève Pasche, présidente de l'association des rives du lac (ARL). Et cela non pas pour la somme de plus de 4 mios comme avancé par la Municipalité». L'immobilisme des autorités dans ce dossier a forcé l'association à prendre les devants en mandatant un spécialiste de l'aménagement du territoire pour étudier la faisabilité de ce sentier. L'architecte mandaté, Yves Filippozzi, affirme que de simples structures légères peuvent être réalisées en longeant les différentes propriétés et ceci sans procéder à des expropriations, argument sans cesse invoqué par les autorités pour différer le projet. La moitié du tronçon est constituée de servitudes et de grèves publiques. «Les investissements à prévoir concernent 41% du tronçon ponctué par des parcelles privées», relève l'architecte en avançant un coût d'environ 1,5 mio de francs pour cette mise en place.

Lettre morte à chaque fois

«Toutes les autorisations sont là. Le canton favorise ce projet. Mais du côté des autorités communales, chaque intervention de notre part fait l'objet d'une fin de non-recevoir», peste la présidente. Fin juin, la Municipalité a pourtant déposé au canton trois variantes de cheminement. La première ressemble à celle du premier préavis qui fait passer le sentier sur les parcelles privées, la deuxième passe majoritairement sur le domaine public et la troisième s'apparente à un quai. La Municipalité attend le retour du canton pour pouvoir déposer un nouveau préavis devant le Conseil cet automne encore. «Cela reste encore possible, avance le syndic boéland, Lyonel Kaufmann. J'ai toujours été en faveur de ce sentier, mais aussi bien au sein de la Municipalité que du Conseil, il y a deux clans politiques. C'est assez pénible d'avancer dans ce dossier».

D'un point de vue légal, la commune a l'obligation de respecter la volonté populaire, mais l'aménagement des rives du lac est de compétence communale et le canton ne peut sanctionner ou contraindre une commune à respecter la volonté du peuple. «Nous ne pouvons qu'encourager la commune à le faire et notre soutien à hauteur de 50% des coûts pour les études et la réalisation de ce sentier montre que le canton y est favorable», précise Philippe Hohl, chef de la division crues et cours d'eau au sein du Département du territoire et de l'environnement.

Date:10.09.2015
Parution: 770

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