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Police Lavaux: nos lecteurs et la police réagissent

Cette affaire donne lieu à de nombreux courriers de lecteurs

Faire le ménage

 

Ce message, pour soutenir Madame Brissot et votre journal, dans l'action et les articles diffusés par rapport à l'APOL. Je vous remercie pour votre courage, ayant eu un accrochage verbal avec l'APOL, me disant que si je n'étais pas content, je pouvais déménager, alors que je suis né à Epesses il y a 57 ans, que j'y possède une maison et suis en règle avec mes impôt, je m'attendais à un peu plus de respect. D'autant plus que l'APOL s'est déjà fait remettre à l'ordre par le Conseil communal déplorant son manque de tact et ses excès de zèle. Il faut croire que vos articles on fait mal à l'image de l'APOL puisque nous venons de recevoir un tous ménage de l'APOL (un vrai torchon) fait avec notre argent. Pour moi un vrai service de police est là pour protéger et servir la population. Or c'est loin d'être le cas. J'entends du mécontentement des habitants de toutes les communes ou L'APOL est présente.

Je pense que cela peut changer et je reste convaincu que la plupart des agents font un travail difficile et le font bien.

Les ordres venant d'en haut, je pense que c'est par là qu'il faudrait commencer à faire le ménage, et qu'un audit qui tient compte des souhaits et des attentes de la population devrait être mis en œuvre.

 

François Diserens Epesses

 

Lucky Luke ou Rantanplan?

 

Madame Nina Brissot, SVP, au nom de tous les citoyens des communes de Bourg-en-Lavaux, Lutry, Rivaz, Chexbres, Saint-Saphorin et Puidoux, ne vous laissez pas faire par leur tous-ménage débile reçu aujourd'hui... Et SVP renvoyez-leur la balle avec un autre article... Vos lecteurs et citoyens comptent sur vous Madame! Voici quelques informations supplémentaires: ils ont mis une amende sur le corbillard avec le défunt dedans, devant l'église de Cully, ils ont mis une amende au pickup des employés communaux lors ce qu'ils arrosaient les fleurs cet été, ils ont mis une amende à un vigneron parqué devant sa vigne, ils ont mis un contrôleur de vitesse à Aran en plein milieu d'un "dos d'Âne", ils ont mis une amende au "LAVAUX EXPRESS". Un ami proche qui vient de finir Savatan (école de police) m'a raconté que les formateurs vous disent là-bas, si vous ratez un exercice, que si vous continuez comme ça, vous allez finir à l'APOL...Nous payons l'APOL, je ne sais pas combien de millions. Mais à chaque fois que l'on fait appel à eux, ils ne viennent pas... Et lorsqu'il faut dévier une route lors d'accident ou travaux ou vendanges, ils ne sont pas capables et donnent ça à faire aux employés communaux qui ont déjà bien assez de travail! C'est une honte cette APOL! Ils se prennent pour des "Lucky Luke" mais ils sont aussi intelligents que Rantanplan! Aidez-nous, vous êtes notre voix!

 

Nom connu de la rédaction, Cully

 

Propos condamnables

Les policières, les policiers et le personnel civil des Corps de police de Lavaux et de l'Est lausannois, membres de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police - section de Lavaux, condamnent fermement les propos transcris par Madame Brissot, rédactrice du journal "Le Régional", dans un récent article publié. Si l'on impose un code de déontologie à nos forces de l'ordre, il faudrait également l'appliquer à bons nombres d'autres corporations, dont une certaine classe de journalistes à laquelle la prénommée fait visiblement partie.
Il est tout simplement inadmissible et encore une fois condamnable de promouvoir dans les colonnes, une appréciation de situation purement personnelle et erronée, basée sur des soi-disant faits qui restent à prouver ou qui ne sont plus d'actualité. Dès lors, il est facile de s'en prendre à une institution et au personnel qui la compose, sans indiquer d'emblée et avec précision la source des informations qui ont permis la rédaction de ce tissus de mensonges - jusqu'à preuve du contraire!. Il est également important de relever d'une manière générale que tous les Corps de police du canton - sans distinction - en cette période incertaine et dans le cadre de la réforme policière en cours, peuvent être concernés par de nombreux départs ou des démissions.
Notre association professionnelle restera vigilante sur la suite et les incidences liées aux propos diffamatoires diffusés, qui risquent de semer le discrédit sur finalement la police en général et celles organisées dans le district de Lavaux, en particulier.
Lors d'une prochaine séance de comité, nous rédigerons une résolution commune en ce qui concerne la couverture médiatique par la presse locale, lors d'un événement impliquant nos Corps de police de Lavaux.
Au nom du Comité, des policières et policiers, du personnel civil, membres de la Section FSFP - Lavaux.

Mirko HAARI, Président.

 

Le pas de trop

 

Comment se fait-il qu’un corps de police régional, APOL, et son Comité directeur puissent puiser sans consultation préalable dans l’argent du contribuable – «nos impôts» – pour se défendre des griefs que lui adresse votre hebdomadaire?

En réponse aux deux excellents articles que vous avez publiés sur les agissements excessifs, voire terrorisants, des agents d’APOL, le Comité directeur de l’APOL a incontestablement franchi un pas de trop en se croyant investi d’un droit de réponse par un flyer «tous ménages» diffusé cette semaine à 12'000 exemplaires – ou est-ce un «tout manège», en période du grand Luna Park électoral actuel?

Peu importe le montant de la dépense, le droit et la proportionnalité des moyens employés ne sont pas respectés. Car selon l’adage, «Qui vole un œuf, vole un bœuf». A fortiori s’il s’agit de l’usage de l’argent public, pourtant très réglementé. A ce propos, qu’en pensent les autorités cantonales compétentes, entre le Département des institutions et de la sécurité de Madame Métraux et le Département des finances et des relations extérieures de Monsieur Broulis? Outre la question litigieuse, à plusieurs égards, de ce flyer d’APOL – qui espère, vœu pieu, apporter de pseudo-réponses aux agissements excessifs avérés de ses shérifs en mal de reconnaissance envers leur hiérarchie –, celle du rôle fondamental d’APOL et du comportement de ses agents envers la population n’est pas réglée pour autant.

APOL donne franchement aux habitants de Lavaux le sentiment qu’elle n’effectue plus une mission de police de proximité, venant d’abord en aide et appui à la population, mais qu’elle est obsédée par le besoin quasi organique d’une répression coercitive systématique. Aucun dialogue possible: «Tolérance zéro», répondent les pandores, inflexibles. Pas étonnant que ces comportements de «rambos» du vignoble engendrent des réflexes tels qu’ «APOL, ras le bol!». Et des articles objectifs dans la presse, comme ceux du Régional.

Ce n’est pas ainsi qu’on administre les lois, les fait comprendre et respecter.
Hubert Goeldin, Vevey

 

Une mascarade

Quelle ne sera pas la surprise des citoyens dans la région desservie par l’APOL, lorsqu’ils trouveront ce droit de réponse publié sous forme un flyers double format A5 plié sur papier glacé pour redorer leur blason, égratignant, non griffant violemment l’article publié dans le «Régional» encarté dans la feuille de Bourg-en-Lavaux, et signé par les six conseillers municipaux responsable de la police.

Quand on a l’occasion de lire ce pamphlet, intitulé: «annonce refusée par le Régional», on n’y décèle aucunement l’envie de donner une réponse claire, nette et précise pour donner à l’APOL l’éclat et le mérite qu’elle devrait avoir. Il commence par un titre qui ne veut rien dire «Beaucoup d’erreurs. Pourquoi?»

Les six signataires (Les membres du CODIR) parlent d’un texte à l’emporte-pièce, et se dégagent de toutes responsabilités dans les incidents qui ne semblent pas concerner l’APOL.

Le qualificatif que l’on peut mettre à leur coup de gueule, c’est un accès de colère, vu leur manière puérile de se justifier tout au long du texte, faisant ressortir chaque affaire et d’en rejeter la responsabilité. C’est une mascarade. A croire que l’APOL n’est responsable de rien.

Ils feraient mieux de nous dire clairement ce que fait la police? Puisque tout est responsabilité de l’autorité communale.

Jenny Dessaux, Paudex

 

Encore du croustillant?

 

D’avoir reçu un tel flyer encarté dans le journal communal est pour le moins surprenant. Cela ressemble à de la publicité pour une entreprise qui veux mettre son produit en avant. Une première question vient à l’esprit, qui paie ce flyer? Nos impôts bien sûr! Toutefois, à la lecture de ce joli papier glacé, signé par les six conseillers municipaux membres du CODIR, on se rend vite compte que ce texte rédigé à la hâte a pour seul but de justifier des actions policières communes à une police locale qui n’a pas de pouvoir pénal. Quoi de plus normal pourrait-on penser, mais chaque action est reniée et la police ne prends la responsabilité d’aucun de ses actes. C’est toujours l’autorité communale qui est l’instigatrice de toutes les actions, mais la police ne fait qu’envoyer les amendes d’ordre ou les dénonciations. A qui veut-on faire croire cette sornette?

Tout au long du texte, ils parlent des erreurs faites par Mme Brissot dans son article qui dévoile une partie des agissements d’APOL et ils justifient chacun de ces actes très maladroitement. Toutefois, ils invitent Mme Brissot à venir visiter un poste de police de l’intérieur pour qu’elle écrive en leur faveur. Quand enfin ils parlent du cycliste, l’affaire qui a mis le feu aux poudres et déclenché toute cette affaire, il n’y a pour ce paragraphe pas d’erreur. Ils parlent d’une enquête interne qui aura lieu, en fait elle a déjà débuté, voir même qu’elle est certainement déjà clôturée. De plus, ils terminent le paragraphe en disant qu’un rapport était dressé contre le cycliste et qu’il était difficile de faire plus… Phrase qui encore ne veut rien dire parce que le cycliste n’a jamais été informé d’une quelconque infraction commise, qui a conduit à son arrestation musclée. Pour terminer leur pamphlet, ils disent à la population de ne pas s’inquiéter, que l’APOL était tout à fait bien dirigée et menée de main de maître. Pourquoi demander à la population de ne pas s’inquiéter? Est-ce que le CODIR connait encore d’autres histoires croustillantes sur l’APOL et qu’ils ne voudraient surtout pas qu’elles apparaissent en public ou est-ce une façon très désemparée de donner confiance à la population? L’avenir nous le dira.

 

Jean-Pierre Ingold, tenancier de la buvette du port de Pully

APOL, Association de police lamentable

 

Dans quel monde vivons-nous aujourd’hui. J’ai 62 ans et je me rappelle d’une époque passée où le drapeau vaudois, Liberté et Patrie, se manifestait dans notre réalité de tous les jours. J’avais une moto 750 cm3 et ne mettais jamais de casque, j’ai d’ailleurs arrêté la moto le jour où le casque est devenu obligatoire. La ceinture de sécurité n’existait même pas. Nous pouvions promener les chiens au bord du lac et même se baigner avec eux, etc, etc… J’ai travaillé comme plongeur pour poser des tuyaux dans le lac Léman et lors de nos pauses, les policiers du lac venaient boire un petit coup avec nous, ils étaient des êtres humains. Mais aujourd’hui ils sont formés comme pompe à fric et en plus payés par nos impôts. On peut les voir sur la commune de Lutry comme partout ailleurs, planqués derrière un pont où un buisson avec leur petit détecteur de vitesse portable, si possible dans des lieux comme des lignes droites en descente où un dépassement de vitesse ne présente aucun danger. Ils ne seront jamais dans un virage où le risque d’accident est plus grand, car moins de dépassement, c’est moins d’argent. Au mois de juin, je devais prendre le train à Lutry et je descendais en scooter depuis La Croix-sur-Lutry, à 6h du matin. Je me suis dit aller je m’offre le plaisir de ma jeunesse et pour 5 min. je roule sans casque. Cela n’a pas raté, la seule personne que j’ai croisée était un flic, alors contravention. Alors je propose de faire deux pétitions: une première pour qu’APOL soit l’abréviation d’Association de Police Lamentable, et une deuxième pour que sur le drapeau vaudois Liberté et Patrie soit remplacé par Interdiction et Obligation.

 

Thierry Chaïbi, La Croix s/Lutry

 

La police doit être neutre

 

Je souhaite apporter quelques réflexions à propos de cette lamentable affaire. Je constate que la police municipale de Lutry a fait beaucoup de zèle. Je pense qu’elle n’a pas beaucoup à faire, veut ainsi se faire remarquer vis-à-vis de ses supérieurs et montrer son efficacité. Son intervention est tout à fait disproportionnée par rapport aux faits. Le principe de la proportionnalité n'a pas du tout été respecté, en l'occurrence. Je connais très bien cette personne et il me semble que s'il y a infraction, elle est mineure. Elle reste à prouver. Cette personne a simplement répondu à un SMS alors qu'il avait déjà posé les pieds à terre et par conséquent il ne roulait pas sur son vélo. C'est une personne respectueuse et qui n'a jamais eu maille à partir avec la police. Je ne comprends pas les brutalités de l'intervention de l'agent et ceux du poste de police. Peut-être que l'idée leur est passée dans leurs têtes que ce personnage était un je ne sais quoi, alors que c'est un simple et honnête citoyen d'un certain âge. La police a dans ce cas manqué de respect alors qu'elle devrait montrer l'exemple. La police ne doit en aucun cas faire d'à priori de couleur et racisme. La police et ses agents se doivent d'être neutres et exemplaire dans leur comportement, de garder leur calme et ne pas s'énerver. Les méthodes sont celles qu'on le voit dans les séries de films américains de télévision! Et j'espère qu'à l'avenir ces méthodes ne seront pas pris comme exemple et appliquées chez nous Je souhaite vivement que cette affaire se termine dans les meilleurs délais et à la satisfaction de cet honorable citoyen.

 

Gabrielle Ruedin

Genève

 

Ambiance pourrie dans la police?

En tant que personnel féminin travaillant au sein du service administratif de l’APOL, nous avons été choquées et interpellées par la virulence des propos de la journaliste Madame Nina Brissot.

Nous ne sommes pas du tout d’accord avec les faits allégués dans cet article et ne nous sentons pas concernées par les termes misogynes qui y sont mentionnés. Les conditions de travail et l’ambiance qui règne au sein de l’Association nous satisfont entièrement et nous regrettons qu’un tel article vienne discréditer les personnes œuvrant à l’APOL, à quelque niveau que ce soit.

 

Anne Charrière, Delphine Camilleri, Sylvie Morier, Véronique Ducret

 

 

Ma porte est ouverte

 

Cadre depuis 3 ans et demi à l’APOL, j’ai été heurté par votre article. En plus d’être partial, truffé d’erreurs et de contradictions, il discrédite l’entier d’un Corps dont la grande majorité des membres met tout en œuvre pour satisfaire aux exigences d’une police de proximité.

L’un des reproches que vous adressez à la hiérarchie de l’APOL est le nombre important de départs survenus depuis 2013. Petit historique: en 2009, le peuple votait pour la police coordonnée, laissant aux communes le choix  de leur politique de sécurité. Lutry et les communes environnantes ont constitué l’APOL et sont passées au niveau de compétences 4+ (2 précédemment). Afin de répondre aux nouvelles règles en vigueur pour prétendre à l’accréditation (24/ 24, plaintes pénales, etc…), c’est le Corps de police tout entier qui a dû être réorganisé et ses membres ont fait l’objet d’une remise à niveau.

La plupart des collaborateurs, malgré l’ampleur de la tâche, s’est adapté et continue aujourd’hui encore à se former pour rester au fait des modifications de lois, ordonnances et directives. L’exercice a été à ce point réussi que l’APOL a été le premier Corps du canton à recevoir son accréditation.

Cependant, tous n’ont pas la même souplesse face au changement. Certains, qui ne le voulaient ou ne le pouvaient pas, n’ont pas suivi la réforme et ont réorienté leur carrière. D’autres, venus à l’APOL en pensant y être plus «tranquilles» ont dû se faire une raison: certes, le cadre de travail est magnifique et on ne rencontre pas les mêmes problèmes à Lutry qu’à Lausanne, mais ce n’est pas pour autant qu’on peut espérer des passe-droits ou que la mauvaise foi et le mensonge sont mieux tolérés qu’ailleurs.

Issu de la police de Lausanne, où j’ai œuvré durant plus de 20 ans notamment comme cadre et instructeur à l’Académie de police, je suis venu à l’APOL non pas pour y trouver un «refuge» pour «Rambo», mais pour participer à la construction d’une police efficace, à taille humaine et à l’écoute tant des citoyens que de ses collaborateurs. Dès lors je vous invite, Madame, à venir vous rendre compte par vous-même de l’ambiance qui y règne. Vous serez renseignée objectivement sur notre activité et nos compétences, ce qui vous évitera, à l’avenir, certains raccourcis qui ôtent toute crédibilité à votre article. Vous pourrez également rappeler à vos sources anonymes que ma porte leur est ouverte, principe que j’appliquais déjà à Lausanne et pour lequel j’ai toujours été reconnu. Mais peut-être que les gens à qui vous avez eu affaire étaient trop «paralysés de terreur» pour le comprendre…

 

Philippe Rumo, Froideville

 

 

L’exemple vient de la tête

 

Depuis mon enfance, j'entends et observe des faits où la police vaudoise sort de la légalité. Résultat, elle s'est fait détester par une large part de la population et cela est bien regrettable! Je pense que le mauvaise exemple vient de la tête; certains chefs peu qualifiés, car montés en grade avec les années, ne sont pas à la hauteur pour diriger vertueusement leurs subalternes. Le ver est dans le fruit mais nos autorités politiques ne vont certainement pas avoir le courage de prendre les décisions qui s'imposent, c’est à dire dégrader les mauvais éléments (dommage que l'on ne puisse pas licencier les mauvais fonctionnaires!). Notons également qu'il est bien triste d'avoir des fonctionnaires aussi peu compétents et ... si bien payés par rapport à la majorité des travailleurs du secteur privé qui eux, n'ont pas! la sécurité de l'emploi!

 

Blaise Bauer

Jussy

Date:30.09.2015
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