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Les médecins ne déserteront pas

Collombey-Muraz La «Maison Santé Chablais» ouvrira ses portes dès décembre 2016. Ce projet privé à 20 millions de francs devrait, à terme, regrouper 45 médecins et 30 professionnels des soins paramédicaux. Un centre de chirurgie ambulatoire complètera l'offre.

La Maison Santé Chablais, ici représentée sur une maquette du bureau d'architectes a/alberti, disposera de près de 5'000 m2 de surface. DR

Valérie Passello

«Un bâtiment est déjà sorti de terre à mi-chemin entre Monthey et Collombey et la construction de la Maison Santé Chablais (MSC) en est à l'étape du second-œuvre», annonce Jean-Marc de Lavallaz, initiateur du projet (voir encadré). La structure accueillera progressivement depuis la fin de cette année et d'ici à 2018, 45 médecins et assistants en formation, 30 paramédicaux, 11 administratifs et 5 apprentis. Jouxtant la MSC, un centre de chirurgie ambulatoire permettra de procéder à des interventions dans de nombreux domaines, tels que l'urologie, l'ophtalmologie ou la chirurgie de la main, entre autres. «Nous voulons offrir un soin personnalisé pour tous les âges de la vie, de l'obstétrique à la gériatrie», relève le docteur Nicolas Kirchner. Plus qu'un simple cabinet médical de groupe, il s'agira d'un centre de compétences où des synergies seront possibles entre les diverses disciplines représentées. En outre, le bâtiment abritera une pharmacie et une clinique dentaire. Le financement, de l'ordre de 20 mios, est entièrement privé.

De la place pour tous?

Selon les porteurs du projet, la MSC sera complémentaire au futur hôpital Riviera-Chablais, évitant que ce dernier soit saturé. Des discussions sont d'ailleurs en cours pour que des collaborations se mettent en place entre les deux structures. Reste que de nombreuses communes ont déjà ou envisagent d'accueillir des cabinets médicaux de groupe, comme c'est le cas à Ollon, par exemple. «Je pense que ce type de cabinet se justifie dans chaque commune. Cela ne remet pas en cause notre projet», réagit le syndic d'Ollon-Villars Jean-Luc Chollet. À Monthey, il existe déjà un cabinet de groupe spécialisé en pédiatrie: «Nous nous connaissons et pourrons travailler ensemble sans nous faire de l'ombre: il y a tellement de demandes», assure la pédiatre de la MSC Céline Rey-Bellet Gasser. D'après Nicolas Kirchner, c'est un fait: «Actuellement, le Chablais compte une quinzaine de médecins de premier recours alors que 30 seraient nécessaires. Avec l'évolution démographique galopante de la région, on estime qu'il faudrait un généraliste supplémentaire tous les 18 mois».

Date:04.02.2016
Parution: 790

L'avenir en ambulatoire

Pharmacien retraité, Jean-Marc de Lavallaz a été sensibilisé en 2012 par la volonté du canton du Valais de soutenir les projets de cabinets médicaux de groupe et maisons de santé. «J'ai constaté qu'il y avait un risque notoire de carences médicales dans le Chablais valaisan pour les années à venir, considérant le manque de médecins de premier recours, la disparition des hôpitaux régionaux et la fuite des patients. Mon idée était de créer une affaire locale, avec des médecins de la région, qui puissent garder leur autonomie», décrit-il. Futur administrateur-délégué du centre de chirurgie ambulatoire, Milan Vuckovic estime que ce type de structure correspond à une évolution profonde de la manière de dispenser des soins dans notre société, qui s'intensifiera encore dans les années à venir, grâce aux évolutions technologiques: «Dans le futur, l'objectif sera de ne pas aller à l'hôpital ou, si l'on y va, d'y rester le moins possible».

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