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Quand musique et peinture fusionnent

Fenalet-sur-Bex Le Jardin Cosmique propose des «symphonies picturales», en collaboration avec l'institut Frédéric Chopin de Montreux, du 25 au 28 février.

Au Jardin Cosmique, le public est invité à s'immerger totalement dans un univers artistique aux multiples langages.LDD

Valérie Passello

«Depuis longtemps, les artistes ont dans la tête l'idée d'une possibilité de dialogue entre la peinture et la musique. Le problème, c'est que la première était statique alors que la seconde est en mouvement», explique K-soul, peintre holocinétique (voir encadré) et créateur du Jardin Cosmique de Fenalet-sur-Bex, véritable laboratoire artistique. Désormais, grâce à ses tableaux vivants, le temps n'est plus figé dans la peinture et la musique peut entrer en interaction avec elle. Les deux mondes se répondront du 25 au 28 février, à l'occasion des symphonies picturales organisées en collaboration avec l'institut Frédéric Chopin de Montreux.

Espace en mouvement

«J'ai rencontré la directrice de l'institut, Magdalena Hirsz, lors d'une exposition à la Montreux Art Gallery. Elle est restée longtemps à regarder ce que je faisais, puis nous avons rapidement eu l'idée de faire dialoguer nos arts». Quatre pianistes se produiront, à raison d'un par soir, mêlant leurs notes aux peintures animées de K-soul: Magdalena Hirsz elle-même, mais aussi Alexander Reitenbach, Pawel Mazurkiewicz et Aki Hoffmann. L'architecture aura également sa place dans ces performances: «l'espace se met en mouvement par les humains qui l'occupent», souligne l'artiste. La magie du lieu, pensé de manière organique, fera le reste.

Des partitions vivantes

Les symphonies picturales prévues à la fin février font partie du développement d'une nouvelle forme de spectacle: des polyphonies chromatiques, visant à multiplier les interactions et à créer des moments artistiques toujours différents. «Au printemps, nous prévoyons de travailler avec des jazzmen. La mélodie que je compose avant de créer un tableau, je l'efface. Et les musiciens qui se produisent lors d'un dialogue avec mes œuvres proposent un air totalement différent du mien. C'est tout l'intérêt de la démarche: on ouvre l'espace poétique, quel que soit le style de musique», s'enthousiasme K-soul. Et le champ des possibles paraît s'étendre à l'infini: l'artiste imagine que ses peintures pourraient servir de partitions vivantes: «Un musicien se retrouve face au néant lorsqu'il souhaite improviser. Les peintures holocinétiques pourraient l'aider à sortir de ce qu'il a appris, être utilisées comme vecteurs d'imaginaire, appeler la musique».

Date:18.02.2016
Parution: 792

au service de l'Art

K-soul développe la peinture holocinétique depuis des années. Mais qu'est-ce exactement? Cette expression artistique pourrait se traduire par «peinture vivante de lumière». Grâce aux technologies actuelles, l'écran électronique devient toile et la peinture se met en mouvement, évolue à mesure qu'on la regarde. La notion de temps est désormais aussi incluse dans le tableau. K-soul n'a de cesse d'explorer les possibilités de cette méthode, qui permet d'allier plusieurs formes d'art. Pour élaborer ses œuvres, il passe par l'écriture d'un poème ou la composition d'une mélodie avant de transposer le tout en peinture de lumière colorée. Très inspiré par la nature et le fonctionnement de l'univers et de ses forces créatrices, il cherche par sa démarche à se rapprocher d'une œuvre d'art totale.

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