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Amiante au collège d'Aigle : « On ne connaîtra jamais la vérité »

Analyses Une évaluation des risques liés à l'amiante au collège des Dents-du-Midi livre des conclusions rassurantes, même s'il est impossible d'expliquer avec certitude ce qui a provoqué le pic d'amiante mesuré en 2014.

David Vernez, directeur de l'IST.

Texte et photo: Valérie Passello

«Les risques pour les occupants du collège des Dents-du-Midi sont très faibles et aucun suivi n'est nécessaire». Après quatre mois d'une étude poussée, l'institut universitaire romand de santé au travail (IST) apporte cette bonne nouvelle. En novembre dernier, le désamiantage du bâtiment aiglon a été amorcé: environ 50% des plaques de faux plafond contenaient de l'amiante. L'opération est terminée dans les classes; des parties de couloirs et la salle des maîtres seront prises en charge cet été. Des travaux initiés à la suite d'une mesure effectuée en 2014, révélant un taux de fibres d'amiante cinq fois plus élevé que la norme autorisée dans l'air d'une classe. Les mesures réalisées avant et après ont toutes indiqué des taux à zéro.

« Risques acceptables »

Devant une petite vingtaine de parents d'élèves et enseignants, l'IST a présenté les résultats de son enquête le 2 juin. «Mais qu'est-ce qui a pu provoquer ce pic?», s'interrogeait un membre du public. Réponse de David Vernez, directeur de l'IST: «On ne connaîtra jamais la vérité. D'après les tests effectués en laboratoire, le plus probable est la chute d'un bris de plaque de faux plafond. Ce qui est sûr, c'est que ce taux ne correspond en aucun cas au quotidien du bâtiment: il s'agit d'un événement anormal et peu fréquent. Même dans nos scénarios les plus pessimistes, les résultats restent dans des seuils de risques acceptables pour la population générale».

Transparence saluée

Parents d'élèves et enseignants ont été impliqués dans le groupe de travail de l'IST. «En tant que papa, je suis rassuré, les experts ont répondu à toutes nos questions. Il reste maintenant d'autres problématiques, comme la communication, par exemple», relève un représentant des parents d'élèves. Lorsque l'affaire a éclaté, la Municipalité d'Aigle, propriétaire du collège, a en effet été critiquée pour ne pas avoir informé la population immédiatement après la détection du pic d'amiante.

Date:09.06.2016
Parution: 808

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