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Bientôt un tennis sans terrain ?

Le Bouveret Le Tennis Club Rive-Bleue devrait être amené à déménager prochainement. Le hic: malgré une prise de contact avec la commune dès 2014, celle-ci n'a pas encore proposé de nouvel emplacement.

Si Alexia Quartetto et Cédric Fracheboud gardent le sourire, ils n'en sont pas moins inquiets pour l'avenir de leur club.

Texte et photo: Valérie Passello

«Étant donné l'essor de notre club ces dernières années, nous souhaitons disposer d'un clubhouse avec des vestiaires, une petite buvette et des WC. Malheureusement, lorsque nous l'avons approchée en 2014 pour voir si une telle réalisation était possible, la propriétaire du terrain a laissé entendre qu'elle avait d'autres projets dans un avenir plus ou moins proche. Nous la comprenons et la remercions pour les bons rapports entretenus depuis la création du club. Cela dit, il devient urgent pour nous de trouver un autre emplacement. Si l'on attend trop longtemps, je crains que le club disparaisse», raconte Cédric Fracheboud, membre du Tennis Club (TC) Rive-Bleue. Depuis 1977, une convention lie le TC à Rive-Bleue SA au Bouveret: les cotisations versées par les membres font office de location pour la jouissance de deux courts de tennis clôturés, un mur d'entraînement et un petit couvert, ainsi que l'accès aux douches et aux WC du camping, relativement éloignés des terrains. Or, avec l'arrivée en 2012 d'Alexia Quartetto comme responsable des juniors, le nombre de jeunes élèves est passé de 8 à 60. Cette joueuse de niveau national, formée par la mère de Martina Hingis, Mélanie Molitor, a réussi à susciter un engouement inédit dans l'histoire du TC. «Malheureusement, le manque d'infrastructures nous bloque dans notre élan. Par exemple, nous ne pouvons pas organiser de tournois officiels. Je crois aussi que certaines personnes pensent que ce n'est pas un club et vont voir ailleurs», déplore la jeune femme.

Deux ans de discussion, pas de solution

Le TC Rive-Bleue s'est donc immédiatement tourné vers la commune de Port-Valais: «Nous avons contacté le président Pierre Zoppelletto et le municipal de la jeunesse et du sport Emilio Raccio. Notre demande: que la commune nous mette un terrain à disposition, même si le club doit se débrouiller pour trouver un financement privé destiné à l'aménagement des courts. L'idéal serait une parcelle dans la zone sportive à l'entrée du Bouveret: nous pourrions ainsi profiter des vestiaires existants et faire fonctionner la buvette. En novembre 2015, nous pensions avoir trouvé une solution avec nos interlocuteurs, mais en juin de cette année, le reste de la Municipalité n'a pas accepté de nous attribuer la parcelle dont il était question. Peut-être aurions-nous dû sensibiliser l'ensemble de l'Exécutif... Nous devons maintenant attendre l'installation des nouvelles autorités après les élections de novembre pour repartir à zéro: nous avons perdu deux ans!», se plaint Cédric Fracheboud. De son côté, Pierre Zoppelletto tempère: «La Municipalité n'est pas contre le tennis et nous allons trouver une solution, c'est sûr. Par contre, c'est la période qui ne l'autorise pas. Avec la remise en état du réseau d'eau des Evouettes et les travaux à faire après les intempéries du 1er au 2 mai 2015, nous avons dû fixer d'autres priorités. En outre, lors de la création de la zone sportive en 2007, nous avions approché le TC, qui nous a assuré n'avoir besoin de rien».

«Pas avant 2018»

Le salut du TC pourrait venir du projet de pôle touristique porté par Implenia sur le site de Bellossy (voir Le Régional n°775). Celui-ci prévoit l'aménagement d'un skate-parc. Or, il en existe déjà un dans la zone sportive: «Ce serait ridicule d'en avoir deux. La parcelle dévolue actuellement au skate-parc pourrait alors être attribuée au tennis. Mais ce ne sera pas avant 2018, il ne faut pas que les membres du club soient trop impatients non plus», ajoute le président de commune. Une date qui paraît utopique à Cédric Fracheboud: «Le projet de Bellossy doit passer par les votations afin que les citoyens acceptent ou non les diverses propositions d'Implenia, ce qui peut prendre du temps. D'ailleurs lors d'une séance, il avait été discuté d'une date plus proche de 2020, voire de 2022. Donc, il sera trop tard pour notre club. Mais j'ai bon espoir de trouver un compromis avec la commune», conclut-il.

Date:14.07.2016
Parution: 813

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