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Lausanne est devenue plus sûre

Sécurité Les autorités ont publié une étude sur la criminalité concernant les vols, cambriolages, le vandalisme et les violences sur les personnes. Tous ces domaines enregistrent une baisse et la capitale vaudoise n'est plus considérée comme la cité la plus criminogène de Suisse. Reste que le sentiment d'insécurité la nuit persiste chez beaucoup de gens, selon l'UDC.

Les espaces publics doivent bénéficier de présence de policiers mais aussi d'un contrôle social informel. Police de Lausanne

Valérie Blom

Bonne nouvelle pour les Lausannois, la capitale vaudoise n'est plus la ville la moins sûre de Suisse. L'observatoire de la sécurité, un service de la ville, a publié une étude sur la criminalité lausannoise. Il en ressort que dans tous les domaines étudiés, cambriolages, vols dans l'espace public, vandalisme et violences sur les personnes, une baisse significative a été constatée.

La ville a privilégié ce mode d'analyse par domaine afin d'éviter de survaloriser certains délits par rapport à d'autres, ce qui arriverait en cas de prise en compte globale. En effet, un cambriolage constitue trois infractions alors qu'un homicide n'est répertorié qu'une seule fois. Difficile toutefois de déterminer quelles sont les causes liées à la diminution des cas. «L'ensemble des mesures prises en lien avec la présence policière, la hausse des effectifs, la situation internationale et la pacification des nuits lausannoises ont pu avoir des conséquences positives», souligne Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la sécurité.

Crainte encore reine de la rue

«Il y a toutefois encore beaucoup à faire, pondère Sandrine Schlienger, conseillère communale et cheffe de groupe UDC. Je n'ai pas l'impression que cette baisse se ressent dans la rue. Beaucoup de gens ne se sentent pas en sécurité la nuit, et préfèrent rester chez eux, ou prendre un taxi plutôt que de rentrer à pied.» Un travail doit être mené avec la police, afin notamment de la faire respecter. «Les gens ne l'estiment plus, pourtant c'est grâce à sa présence dans la rue et à ses contrôles que nous pourrons améliorer la situation», relève l'élue.

Pierre-Antoine Hildbrand va plus loin: «Les réponses diffèrent selon les lieux de commission des infractions. Les espaces publics doivent bénéficier de présence de policiers mais aussi d'un contrôle social informel.» Les cambriolages appellent plutôt à des mesures préventives et une attention particulière sur les modes opératoires. «Les violences contre les personnes doivent être continuellement combattues, et leurs auteurs dénoncés. Le travail de police doit être durable et c'est un effort continu.»

Date:21.07.2016
Parution: 814

la plus criminogène?

En 2015, l'Office fédéral de la statistique (OFS) a corrigé sa manière de compter pour effacer les différences entre les cantons. Entre 2009 et 2014, des infractions redondantes – dénombrant plusieurs infractions pour un seul délit – n'ont en effet pas été relevées de manière homogène entre cantons et villes suisses. Mais l'OFS comparait sans distinguer les manières de compter. En corrigeant cette erreur, le classement des villes les plus criminogènes a été supprimé. «Selon cette statistique contestable, Lausanne a été effectivement mal classée entre 2012 et 2014», note le municipal Pierre-Antoine Hildbrand. Mais désormais, les résultats mettent plutôt en avant des communes perçues comme sûres, comme Fribourg ou La Chaux-de-Fonds.

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