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« Nous tournons en rond, trop c'est trop ! »

La Tour-de-Peilz Nouvelle colère des défenseurs du projet de sentier des rives du lac, qui n'ont de cesse de reprocher à la Municipalité son immobilisme. Celle-ci assure pourtant qu'elle a œuvré sans discontinuer dans ce dossier...

Momentanément dans l'impasse, le sentier lacustre tel que proposé par l'Association des Rives du Lac est estimé à moins de 1,5 million, contre 8 millions pour le projet municipal. Z. Decker

Priska Hess

Depuis le oui, en novembre 2010, des Boélands à l'initiative populaire en faveur d'un cheminement piétonnier de 2 km le long des rives du lac, entre la plage de la Maladaire et les bains de la Becque, ce dossier avance à tout petits pas. A trop petits pas, selon ses défenseurs qui remettent régulièrement la pression sur la Municipalité de La Tour-de-Peilz. Ainsi lors du Conseil communal du 7 septembre: «Cela fait six ans que nous tournons en rond et que rien n'avance. C'est trop, c'est beaucoup trop!», tonne le socialiste Gilbert Vernex. Raison de son ire: la communication faite ce soir-là par la Municipalité, en réponse à son intervention en juin dernier demandant quelles démarches avaient été entreprises depuis le début de cette année. «Un dossier comprenant plusieurs variantes, établi par un bureau d'ingénieurs de la région, a été remis à la Commission cantonale des rives du lac lors d'une séance de travail (CRL) en juillet 2015. Ladite commission a répondu par écrit le 16 janvier 2016, préconisant une variante dont le tracé se situait principalement sur le domaine privé et empruntant les servitudes de passage existantes», y explique l'exécutif. En juin 2016, elle a par ailleurs mandaté le Bureau de prévention des accidents (BPA) pour établir un rapport sur les différentes propositions de cheminement. «Nous avons œuvré sans discontinuer dans ce dossier», estime la Municipalité. Des réponses qui ne satisfont nullement Gilbert Vernex: «Ce ne sont que des redites, des répétitions, plus précisément des arguties. Je refuse d'entrer dans ce qui s'avère être une stratégie pour laisser traîner ce dossier».

Pas avant 2022

De son côté, l'Association des Rives du Lac (ARL), qui se bat pour la réalisation du sentier depuis l'acceptation de l'initiative en novembre 2010, avait présenté publiquement en septembre 2015 sa propre étude de faisabilité, avec des solutions tenant compte des servitudes de passage et évitant toute expropriation, le tout pour un coût estimé à moins de 1,5 million au total. Là où l'exécutif boéland évaluait le projet à 8 millions dans sa demande de crédit d'étude, refusée par le Conseil communal en 2012.

«L'ARL préconise un cheminement des plus rustiques, faisant fi de toutes les mesures de sécurité», estime pour sa part la Municipalité, qui attend pour fin septembre le rapport du BPA. «A réception et après analyse en collaboration avec la Direction générale de l'environnement, le bureau d'ingénieurs sera recontacté afin de présenter une offre pour un projet qui, ensuite, fera l'objet d'une demande de crédit d'étude au Conseil communal». Reste qu'il faudra certainement encore des années pour fouler ce sentier, puisque selon le planning d'intention pour la mise à l'enquête établi début 2015, la phase de planification est prévue pour durer jusqu'en 2022.

Date:15.09.2016
Parution: 820

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