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C'est reparti pour le projet de sentier lacustre

La Tour-de-Peilz Après le refus d'un premier crédit d'étude en 2012, la Municipalité refait une demande de 217'000 frs pour plancher sur le tracé d'un cheminement piétonnier de 2 km le long du lac.

Pour la Municipalité, il s'agira de limiter le passage sur les parcelles non grevées de servitudes en utilisant le plus possible le domaine public.DR

Priska Hess

«Cette demande de crédit-là a de bonnes chances de passer la rampe du Conseil communal», estime Alain Grangier, syndic de la Tour-de-Peilz. Le préavis en question, déposé ce mercredi, sollicite un montant de 217'000 frs pour étudier la réalisation d'un sentier lacustre de 2km entre les bains de La Becque et la plage de la Maladaire. Soit une diminution de plus de deux tiers par rapport à la première demande de 702'000 frs, largement refusée par le législatif boeland en 2012. «Ce montant intégrait notamment 400'000 frs de frais liés aux possibles expropriations (réd.: expertises immobilières et frais de procédure), ce qui n'est pas le cas du nouveau préavis. Nous allons cette fois procéder par étapes: une fois que l'étude aura déterminé le tracé, nous déciderons de la suite», explique Alain Grangier. Pour la Municipalité, il s'agira de déterminer un tracé «utilisant les parcelles grevées de servitudes de passage, et de limiter le passage sur les parcelles non grevées de servitudes en utilisant le plus possible le domaine public». Ce qui ne correspondra toutefois pas complètement au texte de l'initative populaire, acceptée par les Boélands en 2010, qui demandait un cheminement «réalisé exclusivement sur le domaine public».

«Mettre le turbo»

Depuis 2012, la situation a également évolué. «La Commission cantonale des rives du lac, qui n'avait pas de pouvoir décisionnel, a récemment été dissoute. Nous pouvons donc traiter désormais directement avec la Direction générale de l'environnement (DGE), ce qui devrait permettre davantage d'efficience», relève Victor Béguelin, chef du Service de l'urbanisme. Par ailleurs, entre 2014 et 2015, une étude sur les risques liés aux vagues a été menée par un bureau d'ingénieurs, tandis qu'un dossier avec quatre variantes de cheminement a été remis au Canton pour avis. Et pour préciser les aspects sécuritaires, la Municipalité a mandaté le bpa (bureau de prévention des accidents), qui a rendu en octobre un rapport détaillé.

Du côté du Canton, Philippe Hohl, chef de la division DGE-eau, reconnaît que «la Municipalité a bien fait avancer le dossier. Pour notre part, nous sommes toujours entrés en matière sur l'utilisation du domaine public, pour autant qu'il ne s'agisse pas d'aménagements lourds et que les impacts paysagers et environnementaux soient acceptables. Les quatre variantes de cheminement nous ont permis de nous positionner plus clairement sur les grands principes». Reste que selon Alain Grangier «il est difficile de savoir où est pour la DGE la frontière entre aménagements légers et lourds. C'est pour cela que nous allons mener cette étude en ayant régulièrement des réunions avec elle. Quoi qu'il en soit, l'objectif est maintenant de mettre le turbo pour faire avancer ce projet». Le préavis devrait être soumis au Conseil communal en février prochain et l'étude sous toit pour fin 2017.

Date:15.12.2016
Parution: 833

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