Télécharger
l’édition n°834
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Quand le cœur redémarre

DOSSIER HÔPITAL RIVIERA CHABLAIS Sur le site du Samaritain à Vevey, l'établissement propose un programme de réadaptation cardiovasculaire ambulatoire. Présentation.

Encadré par des professionnels de la santé, le patient pourra reprendre une activité physique à son rythme.L. Dasselborne

Valérie Passello

«Après un infarctus, le cœur est réparé, mais il faut prendre en compte tout le contexte qui a amené à l'événement. Le patient doit apprendre à remettre son cœur en avant dans sa vie», illustre Kossi Adohoun, physiothérapeute responsable du programme de réadaptation cardiovasculaire de l'Hôpital Riviera-Chablais, baptisé «CardioHRC». Depuis un an, ce service ambulatoire a été remanié, proposant une approche globale, par une équipe pluridisciplinaire: des physiothérapeutes, une diététicienne, une pharmacienne spécialisée en tabacologie, un médecin, une psychologue et une infirmière en éducation thérapeutique, ceci sous la responsabilité de deux cardiologues. Le programme se compose d'une trentaine de séances d'activité physique, à raison de trois par semaine, ainsi que de 12 ateliers de formation, auxquels on assiste en groupe. Ceux-ci abordent des thèmes qui concernent tous les participants, comme l'utilité et la compréhension de la prise de médicaments, la gestion du stress ou les habitudes alimentaires favorables au bon fonctionnement du cœur. Mais ils peuvent aussi être axés sur des problématiques spécifiques, comme l'atelier «Le tabac au cœur du sujet» ou celui sur la chronicité.

Un contrat avec l'hôpital

«Cardio HRC» s'adresse à toute personne ayant subi un infarctus du myocarde, une chirurgie du cœur, ou souffrant de problèmes cardiaques. «Les patients nous sont adressés par leur cardiologue. Nous prenons un premier rendez-vous pour un entretien qui vise à évaluer les besoins réels de la personne. Nous lui demandons comment elle a vécu l'événement, ce qui la stresse, si elle a des ressources autour d'elle, l'appui de sa famille, etc... La synthèse de cette discussion permettra d'établir un programme où le patient se fixe lui-même des objectifs. Le but est qu'il soit acteur de son traitement, qu'il adhère à l'idée en passant un contrat avec nous», détaille le physiothérapeute.

Les séances de sport ne visent pas de performances extraordinaires, mais encouragent à reprendre ou à commencer une activité physique, en prenant conscience de ses bienfaits au fil du temps. «Notre objectif est d'inciter les gens à changer leurs habitudes, afin de diminuer les facteurs de risque. À la fin du programme, les participants connaissent leur propre fonctionnement et leurs limites. Avec un bilan de sortie où ils peuvent constater leurs progrès, nous leur donnons tous les outils nécessaires pour repartir du bon pied, à vie», ajoute Kossi Adohoun. Remboursé par l'assurance maladie de base, «CardioHRC» accueille chaque année une soixantaine de patients.

Date:22.12.2016
Parution: 834

En images

Documents

Vidéo
Documents audio

Dans ce même dossier