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« Ma femme et moi avons été éjectés de la nacelle... »

Château-d'Oex Pilote de montgolfières passionné – 850 heures de vol à son actif - Xavier Feal fut responsable technique du Festival International de Ballons durant 6 ans et au comité d'organisation pendant 20 ans. Il vole désormais pour le plaisir. Et cumule les anecdotes. Rencontre à la veille de la manifestation qui aura lieu du 21 au 29 janvier.

Xavier Feal prend la pose à l'Espace Ballons de Château-d'Oex: «Les ballons font partie du patrimoine de la région».

Texte et photo: Valérie Passello

Enfant de Château-d'Oex, Xavier Feal considère que les ballons font partie du patrimoine, ni plus ni moins. Après avoir suivi sa scolarité puis son apprentissage au Pays-d'Enhaut, c'est pendant une période de chômage qu'il apprend que l'office du tourisme cherche un équipier pour les vols commerciaux pendant l'hiver. C'est ainsi qu'il découvre, de l'intérieur, le monde de l'aéronautique: 7 ans plus tard, il passe sa licence de pilote de montgolfières. Il en vivra même pendant un temps, avant une reconversion professionnelle. Avec près de 850 heures de vol au compteur, l'aérostier a vu du pays et rencontré passablement de monde: entretien dans la nacelle du Régional.

Vous souvenez-vous de votre 1er vol?

> Comme si c'était hier. Juste après l'obtention de ma licence de pilote, j'ai fait un vol dans la région Bulle-Fribourg: j'ai fini sur le lac de Gruyère, en soirée et sans vent! Par chance, un bateau de plaisance a pu me tirer sur les berges.

Vous avez sans doute de nombreuses anecdotes à raconter...

> Elles sont souvent liées à des incidents, mais ça s'est toujours bien terminé. Lors de mon 1er meeting, à Majorque, nous devions poser par grand vent. J'ai commis une succession de petites erreurs dues à l'inexpérience et nous avons heurté un mur à plus de 40km/h. Mon frère, mon amie – qui est devenue ma femme depuis - et moi avons été éjectés de la nacelle. Or, avec la perte de poids, le ballon a redécollé et il restait une personne à bord. Heureusement, il s'agissait d'un pilote expérimenté qui a pu poser plus loin dans un champ. Par la suite, lors de vols commerciaux, j'ai fini à deux reprises sur le Léman, avec des passagers au bord de la crise de nerfs... Dans ces cas, on prend sur soi et on gère la situation calmement. C'est tendu sur le moment, mais après on en rigole.

Votre plus belle rencontre?

> J'ai fait voler Mike Horn, l'année où il parrainait le festival. Je le connaissais déjà un peu, mais là j'ai découvert son côté fou, dans le bon sens du terme. Nous avons fait un beau vol dans une ambiance super sympa. Sinon, mon meilleur souvenir est et restera un vol avec des personnes handicapées physique. Nous avions aménagé la nacelle pour y accueillir 3 chaises roulantes. C'était de toute beauté. J'ai d'ailleurs gardé contact avec deux de mes passagers. Depuis, Brian Jones donne des cours pour que des personnes à mobilité réduite obtiennent leur licence de pilote.

Y a-t-il une règle à connaître absolument dans l'aéronautique?

> No stress! Il faut savoir rester calme et patient, la pression n'est pas compatible avec le ballon, selon moi.

Que représente le Festival International de Ballons pour vous?

> Un moment convivial où l'on se fait plaisir en vol et où l'on retrouve des amis, mais aussi une carte de visite pour toute la région. Je me réjouis de cette 39e édition, car depuis que je n'ai plus de responsabilités au sein de l'organisation, j'en profite toute la semaine, relax!

Date:19.01.2017
Parution: 836

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