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Le corset, une question de taille

Montreux Rendez-vous galant pour les 4e Journées du Romantisme du 16 au 19 février. Chants, musique, lecture, conférence, exposition, théâtre et ateliers exploreront les mécanismes de ce sentiment qui traversent les siècles sans jamais prendre une ride.

De tout temps, les femmes ont cherché à affiner leur taille même jusqu'à en avoir le souffle coupé. DR

Sandra Giampetruzzi

Les écrivains Jean-Jacques Rousseau, Vladimir Nabokov, Lord Byron ou encore le compositeur Igor Stravinsky ont loué les charmes de Montreux et des rives du lac. Ils ont passé du temps à en admirer ses paysages et à humer ses embruns et l'air pur des montagnes. Il était donc naturel que Montreux soit à l'origine des Journées du Romantisme. «De grands romantiques ont créé des œuvres à Montreux et sur les rives du Léman dans la 2e partie du XVIIIe siècle, lorsqu'est apparu ce courant», lance Laurent Wehrli, coordinateur de l'événenement et syndic de Montreux.

Sous les jupes et pantalons

En plus des concerts, chants et pièce de théâtre, disséminés entre Veytaux et Montreux, cette édition ira regarder sous les jupes des filles et les pantalons des garçons avec une conférence à la bibliothèque municipale de Montreux-Veytaux sur les sous-vêtements au Moyen-Âge. A cette époque déjà, hommes et femmes utilisaient des subterfuges pour modifier leur apparence physique afin de gommer les défauts ou de rehausser certaines qualités. La modéliste et corsetière parisienne, Maureen Raffin, animera cette conférence, ainsi que trois ateliers au Théâtre Montreux Riviera où il sera possible de confectionner un corset et de faire des essayages ludiques.

Un accessoire indispensable

«Le corset est indémodable, affirme Maureen Raffin. C'est une pièce empreinte de mystère car il dissimule autant qu'il dévoile. Il est à la fois armure et parure. Il épouse les courbes des femmes comme une seconde peau afin de sculpter leur corps pour le sublimer, ce qui en fait un redoutable allié pour chaque femme!» Mais pendant longtemps, c'était un calvaire à enfiler. Les femmes aisées avaient des servantes qui les aidaient à s'habiller. Se déshabiller seule était quasi impossible. Parfois, c'était l'époux qui laçait le corset de madame, laissant au passage quelques pièges dans un laçage complexe afin de pouvoir vérifier que personne d'autre que lui ne l'ait ôté», raconte la corsetière qui a découvert dentelles et rubans dans une malle de sa grand-mère. «Je devais avoir entre 6 et 8 ans lorsqu'elle m'a fait découvrir, dans une vieille malle perdue au fond de son grenier, toutes les robes qu'elle portait alors. Taffetas, rubans, baleines et dentelles. Mes yeux d'enfant brillaient et une passion est née», se souvient la Parisienne.

Date:16.02.2017
Parution: 840

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