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Le quartier face au Théâtre du Jorat à nouveau bloqué

Mézières Le projet de construction de trois immeubles en face de la Grange sublime avait suscité des oppositions qui ont obligé le promoteur à revoir sa copie. Sa deuxième mouture ne convainc toutefois pas certains résidents proches, qui défendent la vue en face de l'établissement. Ces derniers portent le dossier au Tribunal cantonal.

Les trois immeubles, même en n'étant pas directement devant le théâtre, cachent tout de même sa vue, selon les  opposants (image du premier projet).DR

Valérie Blom

«La commune a délivré le permis de construire, alors qu'elle doit normalement garantir le bon respect du règlement!» Nicolas Mayor explique l'une des raisons de son recours au projet de trois immeubles dans un champ proche du Théâtre du Jorat, à Mézières. Lui, comme sa femme Béatrice, ainsi que deux autres habitants ont fait opposition au deuxième projet de construction à cet emplacement (voir encadré), mais cette dernière a été levée par la Municipalité.

Le couple met en avant de nombreux détails du dossier ne respectant pas le règlement du plan de quartier concernant la toiture, la couleur des tuiles ou les balcons. «Nous pouvons passer pour des pinailleurs, mais le texte communal s'applique à tout le monde. Il n'y a pas de raison que ce projet y fasse exception», ajoute ce riverain du site. Il ne cache pas son but: «Notre objectif principal est de défendre le Théâtre du Jorat. Il s'agit tout de même d'un bâtiment classé historiquement de niveau un, ce qui est rare en Suisse.» Problème: la construction de trois immeubles si proches de la Grange sublime, même si ce n'est pas directement en face, donnerait une impression de «mur» en béton.

Remarques survenues trop tard

Le couple reproche le choix architectural. «Il ne s'accorde pas avec le reste du village et c'est dommage! souligne Nicolas Mayor. L'architecte aurait pu travailler les façades, mettre du bois ou jouer avec les teintes afin d'avoir une meilleure harmonie.» Ce qui est une question de goût et de couleurs, selon le syndic Patrice Guenat, qui avait rencontré les opposants lors de la première mise à l'enquête. La Municipalité a ensuite octroyé le permis de construire au second projet. «Il aurait fallu adresser ces remarques à l'époque où le plan de quartier a été accepté, souligne-t-il. Maintenant que ce terrain est une zone constructible, il ne sera pas déclassé. Ce serait un non-sens.»

L'Office cantonal responsable des monuments historiques avait donné un préavis négatif au premier projet, puis a adressé un jugement complémentaire au mois de mars dernier, mais qui se basait encore sur la première mise à l'enquête. Le canton n'a en effet pas reçu le dossier du second projet, mais se tient alors à disposition de la Cour de droit administratif et public.

Date:04.05.2017
Parution: 851

Deuxième version trop similaire

Le premier projet de construction de trois immeubles avait suscité une quinzaine d'oppositions, liées notamment à la hauteur des bâtiments qui bénéficiait d'une dérogation (voir Le Régional 810 et 814). Ces oppositions ayant abouti, le promoteur a dû revenir avec un autre concept, sans dérogation cette fois. Quatre opposants se sont à nouveau manifestés, mais leurs griefs ont cette fois été rejetés. Béatrice et Nicolas Mayor ont décidé de faire recours auprès du Tribunal Cantonal, estimant que la nouvelle étude est trop similaire à la précédente.

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