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Un futur collège à 35 millions

Haut-Lac Villeneuve, Chessel, Roche, Rennaz et Noville veulent créer une association intercommunale en vue de la construction d'un collège commun d'une trentaine de classes qui pourrait voir le jour en 2022.

Les syndics des cinq communes du cercle (de g. à d.) Jacques Borgeaud, Christophe Lanz, Corinne Ingold, Pierre-Alain Karlen et Charly Monnard, sur le terrain où s'élèvera le nouvel établissement.

Textes et photo: Valérie Passello

«Le cercle scolaire du Haut-Lac a été créé il y a tout juste 50 ans», remarque le syndic de Chessel Jacques Borgeaud. Depuis lors, l'enclassement des élèves de sa commune et de celles de Villeneuve, Rennaz, Roche et Noville s'est fait simplement, sans règlement particulier. Mais une nouvelle ère est venue: comme la construction d'un collège intercommunal est prévue, il est temps de constituer une association qui se verra confier le chantier, ainsi que la gestion et l'entretien de tous les établissements scolaires des communes du cercle. Les législatifs respectifs devront se prononcer dans les deux mois qui viennent sur un préavis commun, définissant les statuts de l'ASPIHL (Association Scolaire et Parascolaire Intercommunale du Haut-Lac). Ce premier pas permettra d'aller de l'avant dans le projet du nouvel établissement.

Avec ses 10'000m2 classés en zone d'utilité publique, le site de la Tronchenaz, à Villeneuve, a été choisi pour la construction (voir encadré). Une mise en service est espérée d'ici le début de la prochaine législature, probablement en 2022. Le futur complexe comptera à terme 30 classes, complétées par des infrastructures sportives. Les terrains de sport existants resteront, mais la halle de la Tronchenaz, qui n'est plus aux normes, disparaîtra. Une quinzaine de classes devraient être construites dans un premier temps, avant une possible extension jusqu'à 30. Le projet complet devrait coûter entre 30 et 35 mios au maximum. Le syndic de Roche Christophe Lanz souligne: «L'ASPIHL permettra d'obtenir une bonne capacité financière: ensemble, nous pourrons investir. Chaque commune cautionnera une partie de l'emprunt selon une clé de répartition définie».

Besoin urgent

Avec près de 1'700 nouveaux habitants attendus dans les secteurs des Fourches et des Cornettes ces prochaines années, le besoin en infrastructures scolaires ira croissant. Selon les statistiques, sur une centaine de nouveaux venus, 12 à 13 enfants seront en âge de fréquenter l'école. «Nous serons déjà à saturation à la rentrée prochaine», observe le syndic de Noville pierre-Alain Karlen. Le futur collège permettra d'éliminer les pavillons provisoires installés dans les différentes communes et sera destiné à des élèves de 8 à 12 ans, soit du primaire type II. Le besoin d'un établissement secondaire pourrait lui aussi se faire sentir bientôt.

Date:18.05.2017
Parution: 853

«La seule solution crédible»

L'emplacement du futur établissement ne séduit pas encore tout le monde. En témoignent notamment des interventions au Conseil communal de Villeneuve, au moment de la présentation de la modification du plan partiel d'affectation des Fourches (voir Le Régional 845). Pourtant, «la Tronchenaz est la seule solution crédible. Elle fait l'unanimité au sein des Municipalités et notre mission est de convaincre la population qu'il s'agit de la meilleure possibilité», affirme la syndique de Villeneuve Corinne Ingold. Le syndic de Rennaz Charly Monnard ajoute: «L'emplacement a été le choix le plus difficile. La taille du terrain, sa facilité d'accès, son classement en regard de la loi sur l'aménagement du territoire et son adéquation avec les critères du Service de l'enseignement ont été déterminants».

Toutes les parcelles susceptibles d'accueillir le collège ont été examinées attentivement. Par exemple, celle sise près du poste de gendarmerie, appartenant à l'Office fédéral des routes, qui refuse un tel aménagement, le centre des Paquays, pressenti pour la construction d'une nouvelle station d'épuration, différents terrains non classés en zone d'utilité publique, appartenant à des privés ne souhaitant pas accueillir d'établissement scolaire, ou encore le secteur des Cornettes près du futur Hôpital Riviera-Chablais, jugé trop décentré. Comme les enfants de Villeneuve représentent 60% des élèves scolarisés dans le futur collège, une construction sur la commune semble logique, évitant ainsi de déplacer une majorité d'élèves.

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