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La féminité dans sa douceur et sa force

Clarens La Plexus Art Gallery expose jusqu'au 27 août des œuvres traitant de la femme sous diverses formes, avec un bénéfice reversé à la fondation Théodora.

Chaque artiste aborde la féminité selon sa sensibilité. V. Blom

Valérie Blom

Dominique Hoffer fait plonger dans l'onirisme. Catherine de Saugy aborde la femme par ses sens ou évoque des mondes abstraits. Alain Bonnefoit est reconnu pour ses portraits de dames nues, dont la douceur des formes émeut. Jusqu'au 27 août, ces artistes, ainsi que Katia Buteau Zucker et Stéphanie Garbani, sont exposés à la Plexus Art Gallery, à Clarens. L'exposition se tient en faveur de la fondation Théodora, qui poursuit son objectif de soulager par le rire le quotidien des enfants hospitalisés ou en institutions spécialisées. A l'origine, il devait s'agir d'une autre association, mais la galerie a dû revoir ses plans, pour une raison indépendante de sa volonté.

Une bonne occasion de passer la porte d'entrée de ce lieu fabuleusement bien situé. La villa rend un bel hommage aux œuvres qui agrémentent chaque pièce, offrant à voir des tableaux ou des sculptures, mêmes si certains ne sont pas liés à l'exposition en cours. «L'art a le droit d'exister partout», précise le directeur artistique, Bernard Chassot.

Une bouche, la jungle, un cri

Le rez-de-chaussée présente les trois artistes «Plexus»: Dominique Hoffer, Alain Bonnefoit et Catherine de Saugy. Le thème tournant autour du féminin, Catherine de Saugy l'aborde avec un œil, une bouche ou des personnages de jeux de cartes. Certains tableaux se parent de figures complexes, des espèces de constructions imaginaires, volant dans un monde parfois dénué d'humains. Et puis, il y a «Silence». La peinture de feuilles qui volent vers l'infini, le néant, ou simplement vers le dehors. Une bouffée d'air, un cri.

Dominique Hoffer quant à lui emmène le visiteur dans des univers de jungle, qui pourraient presque rappeler le jeu Jumanji. Une manière probable de s'inspirer de ses propres voyages en Afrique du Sud. Alain Bonnefoit préfère lui dessiner les courbes de ses femmes modèles. «Il les laisse choisir leur posture, détaille Bernard Chassot. Il a un profond respect pour elles, et cela se ressent. C'est pourquoi il nous les montre à l'aise sous son crayon ou pinceau.»

Le labyrinthe de Garbani

A l'étage, Stéphanie Garbani entraîne dans le noir et blanc, avec des tableaux très détaillés à l'encre de Chine. Des masques, une Naissance de Vénus détournée, des titres évoquant tant la force que la douceur de la femme. Des œuvres dont l'œil parcourt les méandres pleins de questionnements, avec un labyrinthe qui s'impose. Très différent de Katia Buteau Zucker, dont les peintures vives sont davantage abstraites, très suggérées. Les visages sont tantôt vides, ou très expressifs. Il y a tant d'histoires, probablement d'amour, dans ce qu'elle transpose sur la toile. Elle affiche, elle aussi, la féminité dans sa splendeur.

Date:10.08.2017
Parution: 863

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