20.7.2010

Lavaux

Parution n° 525

La tension monte entre les communes et les CFF

Carte journalière • La restriction horaire de la carte journalière CFF des communes, dont la validité commencera à 9h en semaine dès 2011, fâche l’Association des Communes Suisses. Elle a fait part de son désaccord auprès de l’Union des Transports Publics et Monsieur Prix.

Restriction horaire pour la carte journalière. DR

Il y a de l’eau dans le gaz entre l’Association des Communes Suisses (ACS) et les Chemins de fers Fédéraux (CFF). Le 12 décembre 2009, l’entreprise de transport, par l’intermédiaire de l’Union des Transports Publics (UTP), annonçait ses nouveaux tarifs. Mauvaise surprise: pour 2011, le prix de la carte journalière achetée par les communes augmentera de 15% et sa validité commencera à partir de 9h en semaine. Cette restriction d’horaire a créé un vif tollé au sein des communes qui acceptent mal de payer plus et d’avoir moins. D’autant que, selon l’ACS, peu de gens sont intéressés par une carte journalière qui commence à 9 heures.

Point de mire: l’heure de pointe
«D’après nos sondages, 90% des utilisateurs de la carte prennent le train entre 7 et 8 heures. Et pour cause, il est rare, par exemple, de partir après 9h pour se rendre aux Chutes du Rhin!» explique Gustave Muheim, syndic de Belmont et vice-président du comité de l’ACS. Pour rappel, la carte journalière permet aux habitants d’une commune de bénéficier à prix réduit d’un transport en train sur une journée et dans toute la Suisse. Et la plupart l’utilisent pour faire des excursions. Or le créneau 7-8h correspond à celui des pendulaires. D’où l’argument de l’UTP pour justifier la limitation d’horaire: cela permettra de désengorger les trains aux heures de pointe. Mais cette raison ne convainc pas L’ACS qui considère que les utilisateurs de la carte journalière ne représentent pas 1% des voyageurs. Pis, elle voit dans cette limitation une mort annoncée de la carte à court terme «Si l’UTP ne change pas la restriction horaire, il est certain que la commune de Belmont, comme d’autres, renoncera à ce service à la population» annonce déjà Gustave Muheim.

Discussions en cours
L’ACS a fait part de ses revendications au Surveillant des Prix, Stefan Meierhans, et a envoyé un courrier de désapprobation auprès de l’UTP. Pour l’heure, des discussions sont menées entre l’UTP et Monsieur Prix. Elles devraient aboutir sur une décision à la fin juillet. Mais le Directeur de l’ACS, Ulrich König, prévient: «Si l’UTP reste sur ses positions, il sera impossible pour notre association de s’y opposer juridiquement. Seules une pétition des communes ou une pétition populaire pourraient alors changer les choses.»

Nicolas Maeder

 

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