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21.7.2010
Billets politiques
Parution n° 525
La poudre aux yeux.
Billet UDC •
Quand je constate que parallèlement à la décision de ne pas accéder à la demande américaine relative à l’extradition de Romain Polanski, nos instances dirigeantes admettent de livrer à cette même puissance les noms des personnes qui nous ont fait confiance en déposant leurs avoirs dans nos banques, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une manœuvre dilatoire destinée à masquer notre asservissement.
Bien que me félicitant de la première mesure qui n’est que justice, cet artiste s’étant rendu chez nous, sur invitation, pour se faire incarcérer. Je continue à déplorer la seconde qui s’apparente plus à de la délation qu’au souci de moralité et nos amis israélites peuvent bénir le ciel que notre pays, pendant la guerre, n’ait pas eu de dirigeants affectés de pareille mentalité, car ils eussent immanquablement finis en camp de concentration.
Je crois me souvenir qu’en matière de justice aucune loi ne peut être appliquée avec effet rétroactif, aussi s’il parait logique que nous puissions, dans le futur renoncer au secret bancaire au nom de la morale, livrer, par contre, les coordonnées de ceux qui nous ont fait confiance s’apparente à de la délation pure et simple et met en jeu notre crédibilité.
Il ne s’agit pas seulement de s’inquiéter de ce que les autres pensent de nous, mais de ce que nous pensons de nous-même.
Lilian Geoffroy, UDC Pully



